Les récents remous au Parti québécois ne laissent pas François Legault indifférent. Le dernier départ, celui du député Benoit Charette, non plus. Le député de Deux-Montagnes est un «ami», dit François Legault, qui confirme l'avoir rencontré deux fois au cours des derniers mois.

Anabelle Nicoud LA PRESSE

«Oui, j'ai rencontré Benoit au cours des derniers mois pour discuter de la situation politique. Mais quand il m'a dit qu'il avait l'intention de démissionner, on a convenu tous les deux de cesser de se voir. Par contre, il a avisé mon collègue (Martin Koskinen) de sa démission», a dit à La Presse le cofondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec, hier, en marge d'un cocktail-bénéfice à Montréal.

François Legault prévoit rencontrer Benoit Charrette au cours de l'été. «On va probablement le rencontrer cet été mais, comme vous le savez, on est une coalition, pas un parti politique, on n'a pas grand-chose à offrir à un député. S'il souhaite continuer à discuter de la situation politique, on va le faire, comme je l'ai fait les deux fois où je l'ai rencontré l'hiver dernier.»

La démission de quatre députés péquistes, en plus des départs, cette semaine, de Benoit Charette et de René Gauvreau, n'étonne pas François Legault. «Ce qui se passe au PQ est un peu prévisible. Il y a des gens pressés (de faire la souveraineté), d'autres moins. Et comme c'est clair qu'il n'y aura pas de référendum dans un avenir prévisible, ça va être difficile de tenir les gens ensemble.»

Celui qui a siégé pendant plus de 10 ans avec le PQ à l'Assemblée nationale ajoute: «Pour moi c'est clair, si je reviens en politique, ce n'est pas pour faire la souveraineté du Québec.»

Aux côtés de Charles Sirois, François Legault fera une tournée du Québec l'automne prochain afin de voir comment sont reçues les propositions de la coalition. Il suit l'actualité avec attention, notamment les problèmes de circulation et d'infrastructures que connaissent les Montréalais.

«On voit qu'il y a un problème d'organisation et de planification, et c'est vrai aussi en santé, en éducation. Il faut trouver le moyen de responsabiliser davantage ceux qui travaillent sur le terrain, dit M. Legault. On a déjà dit qu'il faut que Montréal redevienne la locomotive économique du Québec. Et être une locomotive englobe beaucoup de choses, y compris le réseau routier.»