Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, sent un appui plus grand de la population à l'égard de son parti que l'an dernier à pareille date.

LA PRESSE CANADIENNE

En tournée estivale depuis plus d'une semaine, M. Deltell affirme que les Québécois rencontrés jusqu'à maintenant sont beaucoup plus attentifs à ses propos et qu'ils semblent lui faire davantage confiance.

Il admet d'ailleurs qu'il y a un an, personne ne donnait une chance de survie à son parti. Aujourd'hui, soutient-il, les gens respectent l'ADQ, notamment en raison de la pente qu'elle a réussi à remonter.

Gérard Deltell soutient par ailleurs que les Québécois lui parlent surtout du redressement des finances publiques, un sujet qui préoccupe les citoyens beaucoup plus «qu'on le pense». Le chef de l'ADQ soutient aussi que sur le terrain, il n'est pas beaucoup question d'une éventuelle fusion avec la Coalition de François Legault.

Il a par ailleurs rappelé que dans le dossier de l'amphithéâtre à Québec, il laissait le choix à ses députés de voter librement sur le projet de loi 204. Quant aux dissensions exprimées par des membres du Parti québécois à ce sujet, M. Deltell parle de «secousse sismique» très forte qui ébranle présentement le parti de Pauline Marois.

Il n'entend néanmoins pas modifier son «plan de match» pour tenter de tirer le meilleur parti des déboires d'une de ses adversaires. Mais il affirme toutefois qu'il s'agit d'un sérieux avertissement pour la chef péquiste et son parti. Selon lui, de telles crises internes ne sont pas de bon augure lorsqu'on aspire à gouverner le Québec.