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Construction: Québec ne dit pas non à une enquête publique

Le gouvernement Charest ne ferme pas la porte à une vaste enquête publique sur... (Photo La Presse)

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(Québec) Le gouvernement Charest ne ferme pas la porte à une vaste enquête publique sur l'industrie de la construction. Au préalable toutefois, il vaut mieux laisser la police terminer le travail qu'elle a à peine entamé, a indiqué hier le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.

Quant à son collègue au Travail, David Whissell, il a retiré hier les anciens dirigeants de la FTQ-Construction des postes qu'ils détenaient au sein du conseil d'administration de la Commission de la construction du Québec. Jean Lavallée et Jocelyn Dupuis ont été remplacés par Yves Mercure et Richard Goyette. Depuis le début de mars, MM. Lavallée et Dupuis se trouvent au centre d'une tempête médiatique qui a, notamment, mis en évidence l'influence de l'entrepreneur montréalais Tony Accurso sur le Fonds de solidarité de la FTQ.

 

«Il y a eu une première intervention policière», a relevé de son côté M. Dupuis, laissant entendre que les perquisitions et les arrestations des trois dernières semaines n'étaient qu'une première frappe et que d'autres étaient prévues.

«J'en appelle à tous pour qu'on puisse laisser travailler les policiers; on verra après la suite des choses. Le gouvernement a toujours dit qu'il n'était pas fermé à l'idée d'une enquête publique, mais c'est prématuré aujourd'hui de prendre une décision là-dessus», a-t-il indiqué.

Au passage, le ministre a relevé l'entrevue réalisée hier par La Presse avec l'ancien chef de la police de Montréal, Jacques Duchesneau, aujourd'hui retraité. Dans son intervention, M. Duchesneau réprouvait la banalisation de la corruption dans le monde politique. «Il demande aux politiciens de se réveiller et de passer à l'action», a également souligné Sylvie Roy, chef intérimaire de l'ADQ.

«S'il a des éléments de preuve à apporter...» s'est contenté de répliquer M. Dupuis. MM. Dupuis et Whissell répliquaient à Mme Roy qui avait relevé les rapports étroits entre la SOLIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité, et les entreprises de Tony Accurso.

L'ADQ réclame, depuis des semaines, une enquête publique, soulignant que la commission Gomery sur les commandites à Ottawa avait été réalisée parallèlement aux enquêtes de police. C'est l'opération Colisée, menée contre la mafia, qui a amené les policiers et Revenu Canada dans le secteur de la construction au Québec, a relevé Mme Roy, citant des articles du Globe and Mail de cette semaine.

La Presse indiquait hier qu'avec la seule compagnie de construction Marton, propriété de M. Accurso, la SOLIM était partenaire dans des projets de construction totalisant 200 millions. C'est sans compter de nombreux partenariats n'incluant pas Marton - pour des centres commerciaux à Laval et à Québec et 144 millions d'investissements du Fonds de solidarité dans d'autres entreprises de M. Accurso.

Simard-Beaudry, compagnie de M. Accurso sur laquelle le Fonds détient toujours une créance de 47 millions, a été l'objet de perquisitions de Revenu Canada il y a deux semaines; plus de 4 millions ont été cachés au fisc. Hier, le ministre québécois du Revenu, Robert Dutil, a indiqué à La Presse qu'il faut prévoir que Revenu Québec ne sera pas loin derrière.

 




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