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Personnes disparues: Québec mise sur une meilleure formation des policiers

Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique.... (Photo: Stéphane Lessard)

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Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique.

Photo: Stéphane Lessard

Rémi Nadeau
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a de nouveau écarté la création d'une brigade spéciale dédiée aux recherches de personnes disparues, jeudi, après avoir reçu une pétition à l'initiative des parents de Marylin Bergeron.
Le gouvernement du Québec mise plutôt sur une meilleure formation des policiers afin d'améliorer le traitement des dossiers de disparition.

La famille de la jeune femme, introuvable depuis le 17 février 2008, s'est déplacée à Québec où elle a assisté au dépôt de sa pétition de près de 5000 noms, à l'Assemblée nationale.

Après avoir rencontré la mère de Marylin, Andrée Béchard, le ministre Dupuis a répété que deux policiers partiront bientôt pour Washington, aux Etats-Unis, où ils recevront une formation du centre spécialisé en recherches de personnes disparues.

«Un policier de la Sûreté du Québec et un de la GRC recevront la formation dans un premier temps, puis, ensuite, on pourra envoyer régulièrement d'autres policiers. Ces policiers devront dispenser la formation à l'école de police de Nicolet et aux corps de police du Québec», a expliqué le ministre.

Les parents de Marylin Bergeron suggèrent pour leur part la formation d'une escouade spécialisée et la création d'un dispositif de collaboration obligatoire entre les corps policiers aussitôt que survient un cas de disparition.

Pour ce faire, Mme Béchard croit que les corps policiers du Québec devraient disposer de banques de données avec photos sur les dossiers de disparitions, qui pourraient être mises en commun avec les services de police d'autres provinces et des Etats américains.

D'autre part, elle souhaite une modification législative afin que les familles aient un meilleur accès à certains renseignements personnels sur les personnes recherchées, même quand il s'agit de personnes majeures comme sa fille, qui était âgée de 24 ans au moment de sa disparition.

Par exemple, Andrée Béchard déplore qu'elle et sa famille ont dû attendre huit mois pour enfin pouvoir visionner une bande vidéo de leur fille captée dans un guichet automatique.

A ce sujet, le ministre Dupuis s'est montré compréhensif, même s'il n'est pas convaincu de la pertinence d'une modification à la loi.

«Souvent les policiers ont une pudeur à donner des renseignements sur les enquêtes qu'ils mènent. Oui, il y a des renseignements qui doivent demeurer confidentiels, mais les familles doivent savoir ce que les policiers font, et il doit y avoir un lien constant entre eux et les familles», a-t-il admis.

A l'égard des policiers, le ministre a aussi indiqué qu'il avait donné la directive de déployer les recherches très rapidement lorsque des cas sont signalés.

«On sait que dans ces cas-là, les premières heures sont déterminantes», a conclu Jacques Dupuis.

En mai 2008, déjà, le ministre avait écarté la création d'une escouade spéciale d'enquête consacrée aux disparitions, en réponse à une demande des parents de Cédrika Provencher et de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues.

 




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