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L'opposition critique le manque d'indépendance du commissaire à la santé

Le porte-parole adéquiste en matière de santé, Eric... (Photo: Archives Le Soleil)

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Le porte-parole adéquiste en matière de santé, Eric Caire.

Photo: Archives Le Soleil

Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Les partis d'opposition ont accueilli avec réserve le premier rapport du commissaire à la santé et au bien-être, critiquant son manque d'indépendance envers le gouvernement.

Le porte-parole adéquiste de la santé, Éric Caire, a qualifié le document d'insipide, jeudi, soulignant que ses recommandations pour réorganiser les soins de première ligne n'ont rien de nouveau.

M. Caire s'est insurgé contre le fait que le budget de fonctionnement du commissaire à la santé et au bien-être, qui s'élève à 2 millions $, ait servi à répéter ce qui était déjà connu, notamment en ce qui concerne la suggestion d'offrir une rémunération mixte aux médecins et d'augmenter les groupes de médecine familiale (GMF).

«C'est un document insipide, inodore, incolore et sans saveur, a-t-il dit lors d'un entretien téléphonique. Je ne peux pas concevoir qu'on a 2 millions $ de budget pour faire fonctionner le bureau du commissaire et qu'on produise un rapport de 524 pages, dont 524 sont de trop.»

Selon M. Caire, le commissaire Robert Salois n'a pas l'indépendance nécessaire pour formuler des propositions originales parce qu'il relève du ministre de la Santé Yves Bolduc.

«Le commissaire à la santé fait partie de l'organigramme du ministère de la Santé et des services sociaux, a-t-il dit. Il n'a pas l'indépendance qu'il faut pour faire le travail qu'on lui demande.»

M. Caire a soutenu que les recommandations formulées dans le document ont tout l'air d'avoir été écrites par M. Bolduc, comme celle proposant de faire passer à 300 le nombre de GMF, une promesse électorale des libéraux.

«Aussi bien dire que le ministre de la Santé est en voie de réaliser ça, c'était des promesses électorales, a-t-il dit. Il n'a pas besoin du commissaire à la santé pour lui dire d'aller de l'avant avec les GMF.»

Le porte-parole de l'opposition officielle pour le dossier de la santé, Bernard Drainville, croit que le commissaire aurait dû être plus critique envers le gouvernement concernant le retard pris dans la création de groupes de médecine familiale.

Selon le député péquiste, le gouvernement aurait dû ouvrir plus de GMF, durant son dernier mandat, ce qui permettrait d'en avoir déjà plus que les 193 en activité actuellement.

«Sur les GMF, il nous donne raison, a-t-il dit. Et s'il avait été plus critique, il aurait également conclu que le gouvernement s'est traîné les pieds.»

M. Drainville a affirmé qu'un commissaire vraiment indépendant se rapporterait à l'Assemblée nationale et non au ministre de la Santé, comme c'est le cas en ce moment.

«Le commissaire à la santé a été nommé par le ministre de la Santé, a-t-il dit. Ce n'est pas le commissaire indépendant que les libéraux s'étaient engagés à créer en 2003.»

M. Bolduc a pour sa part affirmé que le rapport était «excellent» et faisait des «constats positifs», notamment quant à la satisfaction de la clientèle.

«Il croit, comme moi, que l'organisation de services au niveau du réseau de la santé est la voie de passage pour améliorer les soins pour les patients», a-t-il dit.

M. Bolduc a indiqué que M. Salois viendra présenter ses conclusions à une table de concertation dont les travaux porteront sur la médecine de famille.

«Si les partenaires s'entendent pour voir là des pistes de solutions, on réorganiserait le réseau au cours des prochains mois et parfois quelques années pour certains éléments, qui pourraient nous aider à voir un réseau plus performant», a-t-il dit.

Dans son rapport portant sur les soins de première ligne, M. Salois a noté que les Québécois sont parmi ceux qui attendent le plus longtemps avant de voir un médecin au pays.

Outre l'accroissement des GMF, M. Salois a proposé de varier le mode de rémunération des médecins en fonction des soins prodigués.

A titre d'exemple de réorganisation des soins de première ligne, M. Salois a expliqué qu'il serait possible qu'un médecin généraliste puisse consulter un collègue spécialiste par téléphone plutôt que d'envoyer le patient lui-même chez cet autre médecin. 




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