L'Arabie saoudite «fait des progrès», dit Trudeau

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M. Trudeau n'a pas voulu se prononcer sur d'éventuelles compensations pour les entreprises canadiennes qui pâtiront de la situation.

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L'Arabie saoudite «fait des progrès sur le plan des droits humains», a affirmé cet après-midi le premier ministre Justin Trudeau, adoptant un ton apparemment plus conciliant après trois jours de crise diplomatique entre Ottawa et Riyad.

M. Trudeau n'a pas voulu se prononcer sur d'éventuelles compensations pour les entreprises canadiennes qui pâtiront de la situation.

«Nous sommes en train de parler directement avec le gouvernement de l'Arabie saoudite pour régler ce différend diplomatique, a dit M. Trudeau en marge d'une annonce économique à Montréal. On ne veut pas avoir de mauvaises relations avec l'Arabie saoudite, c'est un pays qui a quand même une certaine importance dans le monde.»

L'appel du gouvernement canadien à «libérer immédiatement» deux militantes progressistes - dont la soeur du blogueur Raif Badawi - a mis le feu aux poudres, dimanche : chaque pays a rappelé son ambassadeur, des liaisons aériennes ont été suspendues et tous les étudiants saoudiens au Canada se sont vu demander de quitter le pays à court terme.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland «a eu une longue conversation encore hier» avec son vis-à-vis saoudien, a continué M. Trudeau.

Lundi, Mme Freeland avait maintenu la ligne dure publiquement. «Nous défendrons toujours les droits humains, les droits des femmes, partout sur la planète», a-t-elle affirmé, qualifiant la critique canadienne du gouvernement saoudien d'«exactement correcte» et de «normale».

«Ce n'était pas la première fois. On a déjà souligné l'importance des droits humains et l'importance des droits de la femme, quelques fois en public, et pendant nos discussions diplomatiques. J'ai parlé de cet enjeu, par exemple, pendant ma rencontre bilatérale avec le ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite au Bangladesh», avait-elle continué.

La position canadienne ne s'est attirée qu'un timide soutien de la part de ses principaux alliés. Londres et Washington se sont prononcé en faveur d'une résolution du conflit sans prendre position pour l'un ou l'autre des belligérants.

Justin Trudeau a-t-il été déçu par l'ambivalence américaine? «C'est sûr qu'on aime bien que les gens reconnaissent à quel point les droits humains sont importants à travers le monde», a-t-il dit en visant Washington. Mais «chaque pays a le droit de prendre ses décisions et de faire ses choix diplomatiques».




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