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Trudeau réaffirme son attachement au bilinguisme

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Justin Trudeau a rencontré des citoyens, jeudi, à Québec.

Erick Labbé, Le Soleil

(Québec) Un drapeau du Canada grand comme une maison, un gymnase d'école secondaire bondé et Justin Trudeau qui répond tant bien que mal à un barrage de questions. Le premier ministre du Canada a poursuivi jeudi à Québec sa tournée du pays pour rencontrer des citoyens ordinaires et « sortir de la bulle d'Ottawa ».

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Un homme s'est soudainement levé et a brandi un unifolié barbouillé d'une croix gammée tout en criant, en anglais, des phrases difficilement intelligibles.

Photo Erick Labbé, Le Soleil

L'assemblée publique n'a donné lieu à aucune révélation. Le premier ministre n'a fait aucune annonce. Il a maintenu sa ligne habituelle, que ce soit sur l'abolition du Sénat (pas souhaitable) ou la réouverture de la Constitution (pas nécessaire).

Mais M. Trudeau s'est toutefois livré à un plaidoyer pour le français au Québec et au Canada. Une jeune immigrée du Brésil, à Québec depuis six ans, s'est levée pour demander au premier ministre d'agir pour contrer l'anglicisation de Montréal.

« Montréal est une ville dans une province francophone. Je vais au minimum une fois par an à Montréal. Tu vas dans un resto, tu vas dans un hôtel, tout le monde te parle en anglais. Je trouve que le français est une très belle langue. Il faut l'encourager, et aussi dans les autres provinces », a affirmé l'intervenante au micro, suscitant des applaudissements nourris.

Elle a aussi demandé au premier ministre de favoriser le français hors Québec. « On apprend l'anglais au Québec, il faut apprendre le français au Canada », a-t-elle dit.

Rappelant qu'il avait enseigné le français à Vancouver dans sa jeunesse, Justin Trudeau, sans promettre quelque mesure que ce soit, a réaffirmé son attachement au bilinguisme canadien.

« Bravo pour votre passion pour quelque chose qui nous passionne tous au Québec, la défense de notre belle langue française, a dit M. Trudeau. Si on veut que le Canada demeure un pays bilingue, le Québec se doit de rester d'abord et avant tout francophone. »

LUTTER CONTRE UN CERTAIN DISCOURS HAINEUX

Plus de 1000 personnes ont assisté à l'assemblée publique dans la salle de l'école secondaire De Rochebelle, à Québec. L'exercice est périlleux : à London, en Ontario, un homme et une femme ont interrompu le premier ministre à plusieurs reprises, la semaine dernière.

Jeudi, un homme s'est soudainement levé. Il a brandi un unifolié barbouillé d'une croix gammée tout en criant, en anglais, des phrases difficilement intelligibles.

La sécurité l'a escorté hors du gymnase. L'homme en question aurait aussi été présent à l'assemblée de London, selon le bureau du premier ministre.

Des membres du groupe anti-immigration Storm Alliance ont également assisté à l'assemblée. Ils sont partis avant la fin sans poser de question.

Une citoyenne a d'ailleurs demandé à M. Trudeau comment lutter contre un certain discours haineux, « qu'on voit au Québec ».

« Il faut un débat politique moins ancré dans l'ignorance, l'insécurité et l'intolérance [...]. La majorité silencieuse est bonne et pleine d'empathie », a répondu le premier ministre, rappelant qu'il avait été touché, le 30 janvier dernier, de voir des milliers de gens dans les rues de Québec dénoncer l'attentat à la grande mosquée.

« Les gens sont sortis pour dire : "Non, pas chez nous." Ce n'est pas qui nous sommes en tant que Québécois. »




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