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Mulcair prévoit une lutte à trois aux prochaines élections

Pour l'instant, M. Mulcair reconnaît ouvertement qu'il peut difficilement... (PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES PC)

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Pour l'instant, M. Mulcair reconnaît ouvertement qu'il peut difficilement compétitionner avec son vis-à-vis libéral, Justin Trudeau, qui peut miser sur sa jeunesse, son énergie et sa télégénie.

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Joan Bryden
La Presse Canadienne
OTTAWA

Thomas Mulcair prévoit que le prochain scrutin fédéral prendra la forme d'une bataille à trois entre conservateurs, néo-démocrates et libéraux, un scénario qui, si jamais il se concrétise, constituerait une première dans l'histoire du pays.

Malgré le fait que divers sondages d'opinion suggèrent que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a été éclipsé par le Parti libéral du Canada (PLC), le chef du NPD est persuadé que sa formation pourra rebondir une fois que la campagne s'amorcera à l'automne 2015.

Il a émis cette opinion teintée d'optimisme au moment où il se préparait pour un caucus de trois jours devant débuter mardi à Edmonton. Pendant cette rencontre en sol albertain, il sera amplement question de stratégie en prévision des douze prochains mois, qui auront sans doute l'apparence d'un véritable marathon électoral.

Pour l'instant, M. Mulcair reconnaît ouvertement qu'il peut difficilement compétitionner avec son vis-à-vis libéral, Justin Trudeau, qui peut miser sur sa jeunesse, son énergie et sa télégénie.

Le chef de l'opposition officielle à Ottawa s'amuse de la couverture médiatique pas toujours flatteuse qui lui est accordée.

À titre d'exemple, il a bien ri en voyant une récente caricature du «Globe and Mail». Il y affichait un air furieux parce qu'il tentait en vain de faire passer son message armé de graphiques et de tableaux tandis que M. Trudeau n'avait, quant à lui, qu'à tousser pour attirer l'attention de la presse.

Thomas Mulcair a reconnu que ses troupes avaient à se battre pour obtenir la moindre parcelle de couverture médiatique, mais il a bon espoir que le vent va tourner très bientôt.

«Dès l'automne prochain, les gens vont commencer à s'intéresser à la substance, ils s'attarderont au leadership et à la capacité de se tenir debout», a-t-il lancé.

M. Mulcair a reconnu qu'il s'attendait à devoir travailler d'arrache-pied durant la campagne pour que son équipe soit considérée par la presse comme une solution de rechange crédible au gouvernement actuel.

De toute évidence, il a déjà hâte de se lancer dans cette opération de persuasion, lui qui semble habitué à trimer dur pour obtenir ce qu'il désire.

«Personne ne m'a jamais fait de cadeau dans la vie», a-t-il martelé.

Étant donné qu'il jouit d'une solide expérience politique et d'un sens de la répartie bien aiguisé, Thomas Mulcair pense qu'il pourra faire mieux que Justin Trudeau durant les débats.

Même s'il reconnaît l'importance de ces batailles télévisuelles qui peuvent représenter des moments cruciaux pour marquer des points auprès de l'électorat, M. Mulcair semble surtout impatient à l'idée de prendre la route dans le but de convaincre les Canadiens de l'appuyer.

Il a la prétention de très bien se débrouiller dans de pareilles circonstances, lui qui a déjà remporté trois élections sur la scène provinciale, trois autres au fédéral et une course à la direction.

Le secret de son succès est simple selon lui : il n'abandonne jamais.

De plus, il est persuadé que le message livré par les néo-démocrates aura une forte résonance au sein de la population, car ils se «battent pour les familles, pour l'environnement et pour les Canadiens».




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