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Offensive conservatrice contre l'«élite médiatique»

Le premier ministre Stephen Harper.... (PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le premier ministre Stephen Harper.

PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE

(OTTAWA) Échaudés par des sondages défavorables et voyant les libéraux gagner du terrain dans la course au financement politique, les conservateurs concentrent maintenant leurs attaques sur les journalistes dans l'espoir de fouetter leurs partisans.

Le parti a multiplié les attaques à l'endroit de «l'élite médiatique d'Ottawa» dans ses appels de financement diffusés depuis une semaine. La tactique n'est pas nouvelle pour le parti de Stephen Harper, mais on semble avoir décidé d'y avoir recours plus souvent, à un an des prochaines élections.

Dans un courriel diffusé hier, le directeur des opérations politiques du Parti conservateur, Fred DeLorey, a accusé «les médias d'Ottawa» d'avoir «choisi leur camp» chez les libéraux de Justin Trudeau et d'être «prêts» à attaquer sa formation en vue des prochaines élections.

Il réagissait à l'embauche récente d'un producteur d'une émission politique de CTV par le Parti libéral. Il a sollicité un don de 5$ pour aider les conservateurs à «communiquer directement avec les électeurs par tous les moyens possibles» afin de contrer la menace, notamment en diffusant «des annonces à la télévision et à la radio».

Dans un autre courriel envoyé aux partisans conservateurs la semaine dernière, M. DeLorey a qualifié une chronique publiée dans le Toronto Star de «dégoûtante», et il a encore une fois sollicité des fonds.

«Si vous avez déjà eu des doutes quant au fait que l'élite médiatique urbaine est mobilisée contre nous, cet article ridicule devrait les dissiper», a-t-il écrit.

«Nous devrons affronter les libéraux et le NPD lors des prochaines élections, mais nous devrons aussi livrer une lutte acharnée à leurs amis dans les médias d'Ottawa, a ajouté le directeur. Étant donné que l'on ne peut compter sur une couverture juste, nous allons devoir parler directement aux électeurs. Ce n'est pas donné, mais c'est la seule option.»

Le «plan» des libéraux

La rhétorique fait écho à celle employée par le premier ministre Stephen Harper depuis quelques mois.

La semaine dernière, lors d'un discours devant des partisans dans une circonscription rurale de la Colombie-Britannique, il a lancé: «Vous pouvez entendre les élites libérales, les observateurs libéraux dans les médias et les groupes d'intérêts libéraux, et vous pouvez entendre [leur] plan: qu'il y a quelque chose de nouveau et d'excitant.»

M. Harper se décrit lui-même comme quelqu'un d'étranger (outsider) aux cercles élitistes de la capitale nationale. «Nous ne sommes pas allés à Ottawa pour joindre des clubs privés ou une élite quelconque», a-t-il déclaré devant ses partisans à Calgary il y a près d'un an.

Les prochaines élections fédérales sont prévues pour octobre 2015. Or, les libéraux caracolent en tête des sondages canadiens depuis l'élection de Justin Trudeau. Ils ont aussi considérablement amélioré leur capacité de recueillir des fonds, augmentant leur collecte de 3 millions de dollars en 2013 par rapport à l'année précédente.




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