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Le sénateur Boisvenu devra présenter des excuses au Sénat

Le sénateur a amorcé une relation amoureuse avec... (PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE)

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Le sénateur a amorcé une relation amoureuse avec son adjointe, Isabelle Lapointe, après l'avoir embauchée en 2010. Il a par la suite renouvelé son contrat de travail à deux reprises, malgré la naissance de leur relation.

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(Ottawa) Un comité du Sénat demande au sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu de présenter des excuses officielles dès la reprise des travaux de la Chambre haute, en septembre, pour s'être placé en conflit d'intérêts en renouvelant le contrat d'une employée avec qui il a entretenu une relation amoureuse.

Ce même comité, composé de trois sénateurs conservateurs et de deux sénateurs libéraux, lui ordonne aussi de suivre, à ses frais, une formation «qui lui permettra de bien comprendre les fondements d'une gestion contemporaine des relations employeur-employé dans une institution publique».

Ce comité a décidé d'imposer ces mesures disciplinaires à M. Boisvenu après avoir étudié le rapport de la conseillère sénatoriale en éthique, Lyse Ricard, rendu public en juin. Mme Ricard s'est penchée sur le comportement de M. Boisvenu après avoir reçu une plainte de la sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette.

Rappelons que le sénateur a amorcé une relation amoureuse avec son adjointe, Isabelle Lapointe, après l'avoir embauchée en 2010. Il a par la suite renouvelé son contrat de travail à deux reprises, malgré la naissance de leur relation.

Dans son rapport, Mme Ricard a conclu que M. Boisvenu s'était placé en situation de conflit d'intérêts en faisant pression sur l'administration du Sénat pour qu'elle accorde des conditions de travail plus avantageuses à son amie de coeur.

Mme Ricard avait cependant décidé de ne pas imposer de sanction au sénateur conservateur. «Bien que je sois d'avis que le sénateur Boisvenu a enfreint les articles 8 et 9 du Code [régissant les conflits d'intérêts des sénateurs], je crois que c'est de bonne foi qu'il a commis cette erreur de jugement», a-t-elle conclu.

Mais le comité permanent du Sénat sur les conflits d'intérêts des sénateurs estime au contraire que des sanctions s'imposent dans cette affaire.

«Dans un milieu de travail se voulant moderne, il importe de remédier promptement à tous les gestes qui pourraient nuire à la réputation d'une organisation et de ses membres et d'une façon qui respecte tous les droits des parties concernées. Nous savons que des questions liées aux relations entre employeurs et employés peuvent surgir à la fois dans des organisations du secteur public et privé, mais, dans l'intérêt du public, nous devons prêcher par l'exemple», affirme le comité dans un rapport rendu public hier après-midi. 

M. Boisvenu a témoigné devant les membres du comité du Sénat en juillet pour donner sa version des faits. Selon le rapport du comité, M. Boisvenu a déclaré durant son témoignage «que durant la majeure partie de sa relation avec son employée, il n'avait pas l'impression d'être en conflit d'intérêts».




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