Le député bloquiste André Bellavance ne tient pas à mettre son grain de sel dans la guerre des mots entre son chef, Mario Beaulieu, et le député Jean-François Fortin, qui a claqué la porte du parti avec fracas mardi.

Joël-Denis Bellavance LA PRESSE

Le bureau de M. Bellavance a indiqué que ce dernier estime qu'il incombe à M. Beaulieu de commenter les événements qui ont mené à la sortie de M. Fortin. Le collègue de M. Bellavance, Louis Plamondon, a été le seul des trois députés bloquistes à critiquer la décision de M. Fortin jusqu'ici. Le troisième député, Claude Patry, n'a pas commenté la situation non plus.

André Bellavance était l'unique adversaire de Mario Beaulieu dans la course à la direction du Bloc québécois. M. Beaulieu a remporté la course avec une mince majorité de 53% des suffrages exprimés. Son bureau a aussi fait savoir qu'il demeure député bloquiste et qu'il participera à la rencontre convoquée par M. Beaulieu la semaine prochaine.

Mardi, M. Fortin a soutenu que le Bloc québécois, sous la houlette de M. Beaulieu, s'est «radicalisé» et «marginalisé», et qu'il ne se reconnaît plus dans la formation politique pour laquelle il s'est fait élire pour la première fois en 2011.