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André Bellavance veut démontrer la pertinence du Bloc

Le député André Bellavance est le seul candidat... (PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL)

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Le député André Bellavance est le seul candidat à la direction du Bloc québécois.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL

(Ottawa) Les partis fédéralistes à la Chambre des communes ont failli à la tâche de défendre adéquatement les intérêts du Québec depuis les élections de mai 2011, estime le député bloquiste André Bellavance, le seul candidat à briguer la direction du Bloc québécois à ce jour.

S'il devient chef de cette formation souverainiste, M. Bellavance entend faire la démonstration aux Québécois de la pertinence du parti, réduit à quatre sièges dans la foulée de la vague orange du dernier scrutin, en rappelant les cas où les aspirations du Québec ont été reléguées au second plan.

Nomination d'un unilingue anglophone au poste de vérificateur général, abolition du registre des armes d'épaule malgré l'opposition du Québec, tentative de réformer le Sénat sans l'assentiment des provinces, création d'une commission nationale des valeurs mobilières malgré la vive opposition de l'Assemblée nationale ou encore octroi d'une garantie de prêt à Terre-Neuve pour le développement de l'hydro-électricité de Muskrat Falls sont autant d'exemples qui illustrent, selon M. Bellavance, la faiblesse des partis fédéralistes à faire valoir les intérêts du Québec.

Appels aux tribunaux

À quelques reprises, celui-ci a été contraint de s'adresser aux tribunaux pour obliger Ottawa à respecter ses prérogatives et ses aspirations. D'abord, Québec a contesté la destruction des données du registre des armes d'épaule par le gouvernement Harper. L'affaire est devant la Cour suprême du Canada. Il a aussi demandé aux magistrats de déclarer inconstitutionnelle la réforme du Sénat proposée par les conservateurs parce que les provinces n'ont pas été consultées.

Le gouvernement du Québec a aussi protesté contre la nomination du juge Marc Nadon de la Cour fédérale comme l'un des trois juges de la province à la Cour suprême parce qu'il n'avait pas de lien contemporain avec le droit civil. La Cour suprême a récemment rejeté cette nomination et repris à son compte les arguments de Québec.

Ces frictions entre les deux capitales font dire à M. Bellavance, député bloquiste de Richmond-Arthabaska depuis 2004, que le Bloc québécois a plus que jamais sa raison d'être pour défendre à Ottawa les consensus de l'Assemblée nationale.

«Nous allons démontrer que le Bloc québécois est le meilleur véhicule pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa. Les autres partis n'ont pas ce réflexe. Pour eux, c'est le Canada d'abord», a affirmé M. Bellavance dans une entrevue à La Presse. S'il devient chef, la défense des intérêts du Québec et la promotion de la souveraineté seraient les deux axes prioritaires.

Certes, la défaite cuisante du Parti québécois aux élections provinciales du 7 avril repousse de quelques années la tenue d'un référendum sur la souveraineté. Mais pour M. Bellavance, cela ne remet nullement en question la pertinence du Bloc. Il a aussi souligné que les Québécois ont rarement mis tous leurs oeufs dans le même panier dans le passé.

«C'est sûr qu'il faut prendre acte de ce qui est arrivé au Parti québécois. Une victoire majoritaire du Parti québécois nous aurait donné un élan. Mais du même souffle, à quatre reprises dans notre histoire, avec des gouvernements libéraux à Québec, les gens avaient quand même décidé à l'élection fédérale qui suivait d'élire une majorité de députés du Bloc québécois à Ottawa. Le contexte n'est jamais nécessairement le même. Les enjeux ne sont pas les mêmes non plus», a affirmé M. Bellavance.

Il a ajouté que le mouvement souverainiste dans son ensemble doit faire une réflexion à la lumière des résultats du scrutin. Mais il a précisé que les militants du Bloc québécois ont entrepris cette réflexion après le cuisant revers de mai 2011 et que le fruit de cette démarche sera connu au congrès du parti à Rimouski le mois prochain.

Les candidats désirant briguer la direction du Bloc québécois ont jusqu'au 7 mai pour se manifester. Pour être éligible, un candidat doit avoir recueilli la signature de 1000 membres dans au moins 25 circonscriptions. On doit compter au moins 15 militants par circonscription. Il faut aussi un dépôt de 15 000 $. LeDevoir a rapporté mercredi que l'ancien député souverainiste Daniel Turp songe à se lancer dans la course. S'il y a plus d'un candidat, le nouveau chef du Bloc sera connu le 14 juin.




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