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Rencontre Harper-Couillard jeudi

Il existe un certain nombre d'atomes crochus entre... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Il existe un certain nombre d'atomes crochus entre Stephen Harper (notre photo) et Philippe Couillard. M. Harper avait d'ailleurs nommé M. Couillard à un poste dans l'appareil fédéral en juin 2010, deux ans après qu'il eut quitté le gouvernement Charest.

Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne

(OTTAWA) Signe indéniable d'un réchauffement rapide des relations entre Ottawa et Québec depuis la victoire des libéraux aux élections provinciales du 7 avril, le premier ministre Stephen Harper rencontrera son nouvel homologue québécois Philippe Couillard la semaine prochaine.

La rencontre au sommet entre les deux hommes devrait en principe avoir lieu jeudi à Québec, soit 24 heures après que Philippe Couillard aura annoncé la composition de son Conseil des ministres, a appris La Presse.

Il est plutôt rare que le premier ministre du Canada prenne les moyens pour rencontrer aussi rapidement un homologue provincial après une élection. La rencontre prévue la semaine prochaine serait d'ailleurs la plus rapide organisée par les proches collaborateurs de Stephen Harper avec un premier ministre d'une province depuis son arrivée au pouvoir, en 2006.

S'il avait intimé à ses troupes de ne pas se mêler de la campagne au Québec pour ne pas donner de munitions au Parti québécois, Stephen Harper n'avait pas caché son soulagement dans les heures qui ont suivi la victoire éclatante du Parti libéral du Québec aux élections du 7 avril.

Au lendemain du scrutin, M. Harper avait pris soin de répéter à quelques reprises à la Chambre des communes que les Québécois avaient rejeté la tenue d'un autre référendum. «Ils veulent un gouvernement qui soit axé sur l'économie et la création d'emplois. Nous partageons ces priorités et nous attendons avec impatience de travailler avec ce nouveau premier ministre.»

Pour sa part, M. Couillard a profité de la cérémonie de prestation de serment de ses députés jeudi pour exprimer son «attachement» au Canada et a promis de faire du Québec «un leader et un partenaire très actif au sein de la fédération canadienne».

«Nous croyons que notre pleine participation à la fédération canadienne contribue au succès du Québec», a-t-il aussi affirmé.

Il a été impossible de savoir hier quels seront les sujets inscrits à l'ordre du jour de cette rencontre, mais il est acquis que l'économie en sera l'un des principaux.

Au bureau de Stephen Harper, un proche collaborateur, Carl Vallée, a refusé de confirmer la tenue de cette rencontre. «Le premier ministre rencontrera son nouvel homologue dès que l'occasion se présentera. Je m'attends à ce que cela se fasse rapidement après l'assermentation de M. Couillard», a indiqué M. Vallée dans un courriel envoyé à La Presse.

«Nous sommes impatients à l'idée de travailler avec le nouveau gouvernement sur la priorité des Québécois: l'économie et les emplois», s'est-il borné à dire.

Chose certaine, il existe un certain nombre d'atomes crochus entre les deux leaders. M. Harper avait d'ailleurs nommé M. Couillard à un poste dans l'appareil fédéral en juin 2010, deux ans après qu'il eut quitté le gouvernement Charest. M. Couillard avait été nommé membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), un organisme indépendant qui surveille les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

Des stratèges conservateurs avaient aussi tenté de convaincre M. Couillard de faire le saut en politique fédérale en portant les couleurs du Parti conservateur dans les mois qui ont suivi son départ du gouvernement de Jean Charest. Mais M. Couillard n'avait pas été séduit par ces appels en provenance d'Ottawa.




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