La grogne s'accentue au sein du Parti libéral du Canada à l'égard du chef Justin Trudeau. Un jeune candidat vedette de la formation, Zach Paikin, a décidé de ne pas se présenter en guise de protestation contre l'ingérence perçue du bureau du chef dans le processus de nominations de candidats en vue des prochaines élections, en 2015.

Mis à jour le 17 mars 2014
Hugo de Grandpré LA PRESSE

M. Paikin, qui briguait la candidature libérale dans une circonscription de Hamilton, en Ontario, a accusé sur Facebook le chef libéral Justin Trudeau d'avoir brisé une promesse clé de sa course au leadership. M. Trudeau s'est engagé à renoncer à son pouvoir de nommer des candidats sans tenir des élections au sein de la base libérale.

Or, la semaine dernière, les hautes instances du parti ont avisé une aspirante candidate de Toronto, Christine Innes, qu'elle ne pourrait être candidate à l'investiture dans la circonscription laissée vacante par la néo-démocrate Olivia Chow, accusant son mari d'avoir mené une campagne d'intimidation auprès de militants dans le passé.

Cette décision a causé une levée de boucliers chez certains militants libéraux de l'Ontario.

« Je ne peux pas, en toute conscience, faire campagne pour faire partie d'une équipe de candidats si certains qui veulent s'y joindre en sont empêchés si leurs idées ou ambitions sont contraires aux intérêts du chef du parti », a écrit M. Paikin, 22 ans, qui est le fils d'un journaliste bien connu dans la province.

La grogne des militants libéraux ne se limite pas à cette seule circonscription de Trinity-Spadina, dans le centre-ville torontois.

À Montréal également, des militants dénoncent des règles prises selon eux pour paver la voie à un ami personnel de M. Trudeau, dans la nouvelle circonscription de Ville-Marie.

De même, dans la circonscription d'Ottawa-Orléans, d'autres règles ont été pointées du doigt récemment comme étant susceptibles de bloquer un candidat au profit d'un proche conseiller de M. Trudeau.