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Harper parle de l'«enthousiasme débridé» autour du Printemps arabe

Stephen Harper a accepté mercredi un doctorat honorifique... (Photo: AFP)

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Stephen Harper a accepté mercredi un doctorat honorifique de l'Université de Tel Aviv, où il a déclaré ne pas avoir partagé l'exultation ayant d'abord accueilli le soulèvement du Printemps arabe en Égypte il y a trois ans.

Photo: AFP

Lee-Anne Goodman
La Presse Canadienne
Jérusalem

Le premier ministre Stephen Harper et son épouse, Laureen, ont poursuivi leur séjour en Israël, mercredi, en visitant la réserve naturelle de Hula, bientôt rebaptisée en l'honneur de M. Harper, qui témoigne un soutien indéfectible à l'État juif depuis son arrivée au pouvoir, il y a huit ans.

Accompagné de certains membres de la délégation canadienne au Proche-Orient, le couple, installé dans la remorque d'un camion, a pu visiter la vallée abritant des dizaines de milliers de grues. La sénatrice Linda Frum, le ministre du Développement international, Christian Paradis, et le ministre du Commerce, Ed Fast­, ont eux aussi pu observer les oiseaux, qui étaient nourris par des employés de la réserve au moment de leur visite.

Après avoir été accueilli en héros mardi soir par des fidèles rassemblés au Mur des lamentations, le premier ministre s'est envolé mercredi pour le nord d'Israël à bord d'un hélicoptère militaire afin de découvrir les splendeurs de la région entourant la mer de Galilée.

Le lieu n'a cessé d'attirer des pèlerins chrétiens depuis que le Nouveau Testament fait mention de miracles qu'y aurait accomplis Jésus.

Avant de prendre la route de la Jordanie, M. Harper a accepté un doctorat honorifique de l'Université de Tel Aviv, où il a déclaré ne pas avoir partagé l'exultation ayant d'abord accueilli le soulèvement du Printemps arabe en Égypte il y a trois ans.

«Je crois que nous devrions tous être concernés par les leçons tirés au cours des deux ou trois dernières années», a dit M. Harper au cours d'une séance orchestrée de questions et réponses.

«Il y avait beaucoup d'enthousiasme, de l'enthousiasme débridé, dans la plupart de l'Occident pour la révolution en Égypte, et à très bonne raison. Nous étions un peu plus prudents», a-t-il exprimé.

Ces doutes se sont confirmés, alors que les élections égyptiennes ont été utilisées non pas pour faire avancer la démocratie, mais pour progresser vers un État islamiste autoritaire, a soutenu le premier ministre.

M. Harper a aussi dit saluer la stabilité qui a suivi le coup militaire ayant écarté le président Mohamed Morsi.

«Tout de même, nous sommes conscients que si le nouveau gouvernement doit être une véritable réussite à long terme en Égypte, il doit faire une transition vers un ordre démocratique et bien sûr respecter la loi et l'ordre et les droits humains», a-t-il ajouté.

Il a aussi réitéré ses soupçons quant à la volonté de l'Iran de respecter les termes d'un accord de principe sur son programme nucléaire. M. Harper a dit vouloir voir des résultats réels et vérifiables.

La délégation est arrivée tard mercredi en Jordanie, où M. Harper devrait recevoir un accueil plus réservé que celui reçu en Israël. Il doit rencontrer le monarque du pays et visiter un camp de réfugiés syriens.




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