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Le libéral Emmanuel Dubourg élu dans Bourassa

Emmanuel Dubourg a célébré la victoire lundi soir... (La Presse Canadienne)

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Emmanuel Dubourg a célébré la victoire lundi soir aux côtés du chef du PLC Justin Trudeau.

La Presse Canadienne

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

C'est peut-être un nouveau visage qui représentera la circonscription montréalaise de Bourassa à la Chambre des communes, pour la première fois en plus de 15 ans, mais cela n'a pas empêché ses électeurs d'opter pour la continuité en ce qui a trait au parti, lors de l'une des quatre élections complémentaires tenues au pays lundi soir.

L'énergique campagne sur le terrain menée par le Nouveau Parti démocratique (NPD) n'a jamais été en mesure d'ébranler Emmanuel Dubourg, dont la victoire permet au Parti libéral du Canada (PLC) de conserver cette forteresse qui se trouve dans le giron libéral depuis 1997.

Après le dépouillement de 203 des 204 bureaux de scrutin, M. Dubourg détenait une avance de presque 3000 votes sur Mme Moraille. Le nouveau député fédéral récoltait la faveur de 48,4% des électeurs, comparativement à 31,1% pour sa rivale du NPD. Le Bloc québécois, représenté par Daniel Duranleau, un ex-directeur de la Commission scolaire de Montréal, était troisième, avec 12,5% des suffrages.

À peine 25% des électeurs se sont présentés aux urnes.

M. Dubourg, qui avait démissionné de ses fonctions de député du Parti libéral du Québec (PLQ) le 9 août dernier, afin de poursuivre ses ambitions sur la scène fédérale, a été ciblé à maintes reprises par Mme Moraille au cours de la campagne.

Cette dernière lui reprochait notamment d'avoir empoché une allocation de transition évaluée à près de 100 000 $ à la suite de sa démission, survenue moins d'un an après sa réélection, sous la bannière du PLQ, dans la circonscription montréalaise de Viau, le 4 septembre 2012.

En compagnie du gagnant, le chef libéral, Justin Trudeau, n'a pas raté l'occasion de critiquer la campagne qu'a menée le NPD au cours de cette élection partielle.

«Une chose est devenue parfaitement claire: le NPD n'est plus le parti d'espoir et d'optimisme de Jack Layton, a dit M. Trudeau devant quelques centaines de partisans galvanisés réunis à Montréal. C'est maintenant le parti mesquin et négatif de Thomas Mulcair.»

Le nouveau député de Bourassa a quant à lui estimé que les électeurs de sa circonscription avaient donné le ton à un nouveau mouvement en vue du prochain scrutin fédéral, prévu en 2015.

«Ce soir, les électeurs de Bourassa tracent le sillon de la prochaine campagne, a dit M. Dubourg. Je suis fière qu'ils (les électeurs) soient à la tête du mouvement pour un Canada meilleur.»

Le NPD, qui voulait conquérir cette circonscription montréalaise, avait misé sur la popularité de Mme Moraille, qui a profité de toutes les opportunités qui lui ont été offertes afin d'accroître sa visibilité et de courtiser les électeurs. Même M. Mulcair s'est déplacé en quelques occasions dans la métropole afin d'épauler sa candidate.

Ces efforts ne se sont pas concrétisés en victoire pour les néo-démocrates, mais le nouveau député de Bourassa a eu à travailler avec acharnement pour arriver à ses fins.

«La campagne a été difficile, a reconnu M. Dubourg. Toutefois, nous avons fait une campagne à notre image. Nous avons fait une campagne propre.»

Ce dernier a par ailleurs courtisé les électeurs aux côtés de son chef à plusieurs reprises au cours des dernières semaines afin que Bourassa puisse demeurer sous la bannière du PLC.

Le siège de Bourassa est devenu vacant lorsque l'ex-député Denis Coderre, qui le détenait depuis 1997, a quitté ses fonctions à la Chambre des communes le 2 juin dernier afin de se lancer dans la course à la mairie de la métropole.

Cette victoire de M. Dubourg se veut également rassurante pour le PLC, dont la majorité avait fondu de quelque 6500 votes au cours des deux dernières élections fédérales dans cette circonscription pourtant considérée comme une forteresse.

Élu avec une majorité de 9724 voix en 2008, Denis Coderre avait vu cette marge victorieuse chuter à 3280 votes en 2011 lorsqu'il avait battu sa rivale néo-démocrate Julie Demers en 2011.

Les libéraux et les conservateurs protègent leurs bastions

Le portrait de la Chambre des communes sera en tous points identiques, mardi matin, à ce qu'il était avant les quatre élections complémentaires tenues lundi dans trois provinces canadiennes, mais ce n'est pas par manque d'efforts de la part du Parti libéral du Canada pour changer la donne.

Plusieurs minutes après qu'eurent sonné les 12 coups de minuit, la formation de Justin Trudeau continuait de brouiller les cartes dans la circonscription manitobaine de Brandon-Souris, un bastion du Parti conservateur, après avoir protégé ses acquis dans Bourassa, au Québec, et dans Toronto Centre.

En déficit pendant une bonne partie de la soirée, le candidat conservateur Larry Maguire l'a finalement emporté devant le coriace libéral Rolf Dinsdale par une majorité de 391 votes, après le dépouillement des 210 bureaux de scrutin.

La soirée a par ailleurs été beaucoup moins éprouvante pour le Parti conservateur dans Provencher, une autre circonscription manitobaine qu'il tentait de défendre. Dans l'ancien fief de l'ex-ministre Vic Toews, Ted Falk a vaincu son rival libéral Terry Hayward par plus de 6300 votes.

À Toronto Centre, que représentait Bob Rae depuis 2008, la libérale Chrystia Freeland est parvenue à maintenir la mainmise du PLC sur cette circonscription, mais la bataille a été, par moment, coriace. Mais après le dépouillement de 210 des 268 bureaux de scrutin, Mme Freeland détenait une avance de plus de 3000 voix sur la candidate néo-démocrate Linda McQuaig.

Ces élections ont eu lieu au moment où Stephen Harper fait face à la plus importante tempête depuis son arrivée au pouvoir, concernant un camouflage allégué d'un stratagème pour rembourser des dépenses contestées du sénateur Mike Duffy.

Ces quatre scrutins complémentaires ont suscité une implication sans précédent des trois chefs des principaux partis, et devaient fournir des premiers indices de l'impact du scandale du Sénat, de la profondeur de la popularité du chef libéral Justin Trudeau et de la durabilité de la percée électorale en 2011 du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Avant les élections de lundi, le Parti conservateur détenait 160 sièges à la Chambre des communes, comparativement à 100 pour le Nouveau Parti démocratique. Le Parti libéral du Canada suivait avec 34 députés, et le Bloc québécois, avec quatre. La Chambre des communes compte aussi une députée du Parti vert - Elizabeth May -, quatre députés indépendants et un autre siège vacant, en Alberta.




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