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Affaire Duffy: Harper absent des Communes

Le remboursement des allocations de logement de M.... (Photo Sean Kilpatrick, Archives PC)

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Le remboursement des allocations de logement de M. Duffy a continué de dominer la période de questions lundi, malgré l'absence de Stephen Harper en Chambre.

Photo Sean Kilpatrick, Archives PC

(Ottawa) Son voyage officiel en Amérique du Sud a beau être terminé, Stephen Harper n'était pas à la Chambre des communes, lundi, alors que l'opposition a continué de talonner son gouvernement conservateur sur le scandale des dépenses au Sénat.

Le premier ministre n'a pas répondu aux questions au Parlement fédéral depuis qu'il a été révélé que son ancien chef de cabinet, Nigel Wright, a donné un chèque personnel de 90 000$ au sénateur Mike Duffy pour que celui-ci puisse rembourser des allocations de logement touchées indument. Il était en voyage la semaine dernière, et le Parlement faisait relâche la précédente.

La commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, enquête sur les agissements de M. Wright, qui a démissionné. La GRC a également mis son nez dans l'affaire.

M. Harper assiste rarement à la période des questions des députés le lundi. Il semble que l'affaire Duffy, que plusieurs présentent comme la pire tache éthique à son dossier, ne l'a pas convaincu de déroger à ses habitudes.

Le ministre du Patrimoine, James Moore, répondait aux questions à la place de M. Harper, mais les députés de l'opposition ont quand même adressé leurs questions au premier ministre lui-même.

«C'est proprement scandaleux que Stephen Harper se soit encore défilé, a dénoncé le chef néo-démocrate Thomas Mulcair au terme des débats. Écoutez, il avait des réponses à donner sur des questions sérieuses. Il n'avait qu'à être ici à la Chambre des communes.»

«La semaine dernière, nous avons constaté que le premier ministre ne croit pas qu'il est de sa responsabilité de répondre aux actions posées au sein même de son bureau, y compris par son chef de cabinet, a déclaré le chef libéral, Justin Trudeau. Où sont passées l'imputabilité et la transparence dont ils se sont tant vantés?»

Le ministre d'État à la Petite entreprise et au Tourisme, Maxime Bernier, a rappelé que M. Harper a répondu aux questions des médias, la semaine dernière, lors de son séjour en Amérique du Sud.

«Aujourd'hui, son horaire - vous le connaissez aussi bien que moi - est très chargé, a dit M. Bernier. Mais quand même le premier ministre s'est bien exprimé là-dessus la semaine dernière.»

M. Harper s'est dit «fâché» et «désolé» des événements qui ont mené à la démission de Nigel Wright lors d'une mêlée de presse au Pérou. Il a toujours maintenu qu'il n'était pas au courant des tractations entre son ex-bras droit et le sénateur Duffy.

En Chambre, les troupes conservatrices ont tenté de récupérer l'affaire pour mousser leur projet de réforme du Sénat. Le gouvernement conservateur a saisi la Cour suprême de cette initiative, qui raccourcirait le mandat des sénateurs et qui les rendraient éligibles, bien que le premier ministre conserverait le pouvoir de les nommer.

Le NPD a lancé une campagne visant l'abolition pure et simple du Sénat la semaine dernière.

«Si le chef de l'opposition (M. Mulcair) est vraiment en faveur du fait de continuer avec une vraie réforme du Sénat, il devrait le dire et appuyer ce projet de loi aujourd'hui», a martelé le ministre James Moore.




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