Le NPD presse la ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, de rendre publics les résultats de l'examen des contrats qui ont été accordés par le gouvernement fédéral aux entreprises mises à mal devant la commission Charbonneau.

Joël-Denis Bellavance LA PRESSE

Aux Communes, hier, le député néo-démocrate Mathieu Ravignat a soutenu que le gouvernement Harper a l'obligation de faire preuve de transparence dans ce dossier pour assurer aux contribuables canadiens qu'ils n'ont pas été aussi floués sur la scène fédérale.

La Presse révélait hier que le ministère des Travaux publics a entrepris de passer au peigne fin les contrats en vigueur accordés aux entreprises montrées du doigt durant les audiences de la commission Charbonneau.

«Après avoir affirmé qu'ils ne scrutaient pas à la loupe les contrats des entreprises nommées à la commission Charbonneau, les conservateurs ont fait une spectaculaire volte-face. Ils doivent nous dire ce qu'ils ont découvert. Si parmi les 21 milliards en contrats accordés il y a eu abus des fonds publics, il faut que toute la lumière soit faite. Or, pour ce faire, la ministre ne peut pas garder les rapports secrets», a affirmé hier M. Ravignat.

Mesures sévères

La ministre Ambrose a affirmé que le gouvernement Harper a adopté l'an dernier des mesures plus sévères qui permettent d'écarter des entreprises ayant contrevenu à la loi de tout appel d'offres.

«Ces nouvelles mesures ont déjà permis d'écarter certaines entreprises voulant brasser des affaires avec le ministère des Travaux publics, a dit Mme Ambrose, sans donner plus de détails. Nous allons examiner tout rapport portant sur les pratiques illégales de certaines compagnies et le député peut être assuré que nous n'hésiterons pas à prendre des mesures contre ces compagnies.»