Tandis que des milliers de fonctionnaires reçoivent ces jours-ci un avis de cessation d'emploi, le gouvernement a dépensé 100 000$ pour un sondage sur les cadets des Forces canadiennes.

Mis à jour le 24 sept. 2012
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

La firme Ipsos-Reid a interrogé quelque 6000 personnes sur leur «connaissance» et leurs «perceptions» des cadets. Le dernier sondage de ce type remontait à 2006.

Le sondage révèle par exemple que «l'incompatibilité avec les travaux scolaires est l'inconvénient mentionné le plus souvent» par les jeunes répondants pour expliquer pourquoi ils ne participent pas au programme». La «meilleure solution» pour faire connaître le programme «consiste à cibler les jeunes de 10 et 11 ans», conclut aussi l'étude.

Le ministère fédéral de la Défense nationale affirme qu'il s'agit d'une dépense tout à fait justifiée. «Les résultats, les statistiques et les commentaires tirés des deux sondages antérieurs (en 2000 et en 2006, NDLR) ont permis d'adopter de nouvelles approches et d'apporter des améliorations importantes au programme», a plaidé Pierre Babinsky, responsable des communications du programme des cadets.

Moins de sondages

Au cabinet du ministre de la Défense, Peter MacKay, on met plutôt de l'avant la diminution du nombre de sondages commandés par Ottawa au fil des années. «Notre gouvernement a fait d'importants efforts pour limiter les montants dépensés sur ce type de sondages. De 2001 à 2006, le gouvernement a dépensé 131 millions en sondages d'opinion. Depuis 2006, le gouvernement en a dépensé 38% moins», a fait valoir Jay Paxton, directeur des communications au cabinet du ministre MacKay. Il a ajouté que le nombre de contrats de ce type accordés chaque année était passé de 686 en 2001-2002 à 136 en 2010-2011.

- Avec William Leclerc