Le député de la Colombie-Britannique Nathan Cullen est devenu vendredi le troisième candidat à se lancer officiellement dans la course à la direction du Nouveau Parti démocratique.

Âgé de 39 ans, M. Cullen, qui se débrouille bien en français, s'est présenté comme un candidat opposé à l'establishment, qui mettra fin à la «politique excessivement partisane», selon lui, du premier ministre conservateur Stephen Harper.

Mais le discours de M. Cullen était surtout destiné à freiner l'avance de Brian Topp, qui est perçu comme le meneur dans cette course. Né au Québec, ce candidat bilingue récolte les appuis en provenance d'un nombre impressionnant de néo-démocrates connus, comme l'ancien chef Ed Broadbent et l'ex-premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow.

M. Topp, qui était jusqu'ici président du parti, a été le premier à annoncer son intention de reprendre le flambeau de Jack Layton, décédé d'un cancer au mois d'août.

Quelques heures avant l'annonce de la candidature de Nathan Cullen vendredi à Vancouver, M. Topp présentait à Ottawa son plus récent appui, la députée de Vancouver-Est, Libby Davies, chef adjointe du NPD. Celle-ci a indiqué le 22 septembre qu'elle ne serait pas de la course.

Le député québécois d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Roméo Saganash, a également fait part de ses intentions de devenir le nouveau chef du NPD, et le député d'Ottawa Paul Dewar devrait à son tour annoncer dimanche qu'il se lance dans la course.

Les autres candidats pressentis sont l'homme d'affaires de la Nouvelle-Écosse Martin Singh, et les députés Thomas Mulcair, Niki Ashton, Peter Julian et Robert Chisholm.

Le congrès pour la chefferie du NPD aura lieu le 24 mars à Toronto.