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Le cas d'Olivia

(Ottawa) La décision de la Cour suprême est attendue partout au pays, pour toutes sortes de raisons. Dans le cas d'Olivia Pratten, le jugement pourrait avoir des conséquences sur la poursuite qu'elle a déposée en octobre dernier en Colombie-Britannique.

Olivia Pratten est née, il y a 27 ans, d'un don de sperme parce que son père était infertile. Depuis 2001, elle cherche à en savoir plus sur son père biologique. Tout ce qu'elle en sait, ce sont quelques notes griffonnées par le médecin de sa mère: le donneur était un étudiant en médecine, blanc, bien bâti, aux cheveux bruns, aux yeux bleus et de groupe sanguin A.

 

Mais ce n'est pas suffisant pour elle. Elle estime qu'elle a le droit de savoir qui est son géniteur, ne serait-ce que pour en apprendre plus sur les antécédents médicaux du côté paternel. Elle est d'autant plus inquiète depuis qu'elle a appris que les médecins ont le droit de détruire les dossiers médicaux six ans après l'insémination, contrairement aux dossiers qui concernent les parents biologiques d'enfants adoptés. Le 24 octobre dernier, elle a déposé un recours collectif au nom de tous les Britanno-Colombiens conçus par un don anonyme de sperme, d'ovocytes et d'embryons pour empêcher que les dossiers médicaux des donneurs ne soient transférés ou détruits. Quatre jours plus tard, la Cour suprême de Colombie-Britannique a prononcé une injonction en ce sens, en attendant que la cause d'Olivia Pratten soit entendue, ce qui ne devrait pas se faire avant encore un an.

La Loi fédérale sur la procréation assistée contient un règlement qui concerne la tenue de dossiers par les cliniques de fertilité. Si la Cour suprême devait décider qu'il appartient aux provinces de définir les articles réglementés de la loi, la balle sera dans le camp du gouvernement de Victoria.

«J'ai reçu plusieurs appels de gens à travers le pays qui m'ont dit qu'ils m'appuyaient, mais qu'eux-mêmes s'étaient fait dire que les dossiers médicaux les concernant avaient été détruits», a dit Olivia Pratten, jointe par La Presse. «Vous savez, ce n'est que le début. De plus en plus de personnes comme moi engagent des avocats, mettent de la pression. La plupart des parents n'ont pas encore informé leurs enfants. Je ne veux pas sembler négative, mais il y aura des conséquences. Je ne suis que la pointe de l'iceberg.»

 




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