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Les pays développés et émergents ne s'entendent pas

(Ottawa) Malgré des progrès, d'importantes divergences de position persistent entre les pays développés et en développement quant aux moyens à prendre pour lutter contre les changements climatiques, déplore le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice.

Ce dernier participait hier à une réunion de ses homologues du G8 et des pays émergents, à Syracuse, en Italie, qui vise à mettre la table en prévision du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, qui se déroulera en décembre prochain.

 

Pour l'occasion, le G8 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Canada, Japon, Russie) avait invité à la table de discussions plusieurs pays émergents, dont la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Indonésie, le Mexique et l'Afrique du Sud.

Selon M. Prentice, les 17 pays présents qui, ensemble, sont responsables d'environ 85% des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales, s'entendent sur l'importance d'en arriver à la signature d'un accord à Copenhague pour l'après-Kyoto. Mais les conditions de l'entente sont loin d'être réglées, a constaté le ministre canadien.

«Il existe toujours une profonde division entre les pays développés et en développement, a dit M. Prentice en entrevue à La Presse. L'argument des pays en développement, c'est qu'ils ne sont pas responsables des plus grandes sources d'émission de carbone des dernières décennies. Ce sont des pays qui tentent d'améliorer leurs conditions de vie, ils veulent continuer à se développer et s'attendent à une entente qui respecterait leur contexte particulier.»

Ces pays, notamment le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud, veulent participer à l'effort mondial de réduction des émissions de GES, mais voudraient en échange pouvoir profiter des avancées technologiques des pays développés, a indiqué le ministre.

«C'est toute la question d'avoir les pays développés qui aideraient les pays émergents à éponger les coûts de tout ça» qui n'est pas réglé, a souligné M. Prentice, ajoutant que la réunion de Syracuse ne constituait pas une période de négociations, mais bien d'échanges et de discussions afin de connaître les positions de chacun.

Selon lui, l'actuelle crise économique mondiale ne devrait pas empêcher les pays d'en arriver à une entente en 2009 dans la lutte contre les changements climatiques. Les objectifs d'un éventuel accord signé à Copenhague seraient pour la période après 2011, argumente-t-il.

Par ailleurs, l'arrivée en poste du président Barack Obama et le changement de direction de la nouvelle administration américaine au sujet de l'environnement auront, selon M. Prentice, une influence positive sur les négociations internationales pour en venir à un accord pour lutter contre les changements climatiques.

À l'initiative du président Obama, le ministre canadien et plusieurs de ses homologues se retrouveront d'ailleurs à Washington dès la semaine prochaine pour un forum de l'énergie et du climat, annoncé par la Maison-Blanche en mars.

Ce forum se veut une autre étape visant à faciliter le dialogue entre pays développés et pays émergents, toujours en prévision de la Convention de Copenhague.

 




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