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Le cas de Mulroney divise le caucus conservateur

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Affaire Brian Mulroney et Karlheinz Shreiber: tout sur la Commission Oliphant, le rapport et les audiences. »

Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Ottawa

La discipline de fer des conservateurs a été mise à rude épreuve, la semaine dernière, alors que des membres du caucus ont critiqué derrière les portes closes le traitement qu'a réservé le parti à l'ancien premier ministre Brian Mulroney, a appris La Presse Canadienne.

M. Mulroney fait présentement l'objet d'une enquête publique quant à ses liens avec l'homme d'affaires allemand Karlheinz Schreiber, de qui l'ancien premier ministre canadien aurait accepté 225 000 $ en argent comptant.

Certains députés et sénateurs conservateurs ne cachent désormais plus leur désaccord face à la consigne qu'a donné le premier ministre actuel, Stephen Harper, à ses militants de rompre les liens avec M. Mulroney, de même que sa mise en quarantaine par l'équipe de M. Harper.

Des sources au sein de caucus conservateur ont affirmé à La Presse Canadienne que leur réunion, mercredi dernier, avait été le théâtre d'échanges virulents. Plusieurs députés ont critiqué la façon dont M. Mulroney a été traité par l'équipe de Stephen Harper.

La leader du gouvernement au Sénat et ministre d'Etat pour les Aînés, Marjory LeBreton, a été chahutée lorsqu'elle a tenté d'expliquer la version des faits du Cabinet du premier ministre aux défendeurs de M. Mulroney.

La prise de position de Mme LeBreton a en outre surpris plusieurs supporteurs de M. Mulroney, puisqu'elle était une des amies les plus proches de M. Mulroney, lequel l'a d'ailleurs nommée au Sénat.

L'un des partisans de Mulroney, le sénateur David Angus, s'est par la suite dirigé vers le podium pour rapporter la conversation téléphonique qu'il avait eu un peu plus tôt avec l'ancien chef progressiste-conservateur. A savoir si M. Mulroney avait bel et bien demandé lui-même à être retiré des listes du parti, M. Angus a répondu que ce n'était pas vrai.

A l'issue du différent, le leader des conservateurs en chambre, Jay Hill, s'est caché la figure dans les mains.

La plupart des 150 personnes réunies dans la salle de réunion sont quant à elles demeurées silencieuses, se tortillant sur les chaises en laissant transparaître leur gêne.

«C'était quelque chose de désagréable à voir, de voir la famille se chicaner», a expliqué un membre du caucus.

«Nous avons eu nos différends dans le passé - sur des enjeux comme le mariage entre personnes de même sexe ou le registre des armes à feu. Mais ce n'est jamais de nature personnelle», a-t-il souligné.

Le Cabinet du premier ministre tentait déjà de dédramatiser les dissensions qui règnent au sein du caucus conservateur au moment même où cet article était en cours de rédaction.

A 4h00 du matin, dimanche, alors que cet article n'était toujours pas transmis aux différents médias, «équipe de M. Harper a envoyé une série de points de discussion aux membres de son caucus, afin de les aider à préparer une réplique. On leur suggère entre autres de dire que «les Canadiens ordinaires ne sont pas touchés par ces histoires» et que «le gouvernement continue de soutenir sa décision d'avoir mandaté la Commission d'enquête Oliphant».

Contrairement aux libéraux, qui ont l'habitude d'être plus volubiles, les conservateurs rapportent rarement les discussions tenues lors de leurs réunions de caucus.

Les fidèles de Brian Mulroney n'ont toutefois pas gardé leur mécontentement pour eux, la semaine dernière, après que le bureau du premier ministre eut contacté les journalistes pour déclarer que M. Mulroney n'était plus membre du parti. Les partisans de l'ancien premier ministre étaient particulièrement contrariés que la nouvelle ait été rapportée au moment où M. Mulroney était à l'hôpital pour une indigestion alimentaire, à West Palm Beach, en Floride.

Parmi les défendeurs de Brian Mulroney, le député albertain Lee Richardson, qui était membre du personnel du Cabinet de l'ancien premier ministre, le sénateur Gerry St. Germain, qui était député pendant le règne de Mulroney, et le ministre de la Défense, Peter MacKay, dont le père a été nommé au cabinet de l'ancien premier ministre, ont également tous trois pris le micro.




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