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Galloway pourrait poursuivre des Canadiens

Des spectateurs assistent à Ottawa à une vidéoconférence... (Photo Presse Canadienne/Fred Chartrand)

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Des spectateurs assistent à Ottawa à une vidéoconférence donnée depuis New York par le député britannique George Galloway, qui s'est vu refuser l'entrée au Canada.

Photo Presse Canadienne/Fred Chartrand

Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Ottawa

Le controversé député britannique George Galloway, qui s'est vu interdire l'entrée au Canada par le gouvernement fédéral, a affirmé jeudi à une foule qui l'acclamait, à Ottawa, qu'il planifiait poursuivre des Canadiens en justice pour diffamation.

M. Galloway, qui prononçait un discours par vidéo-conférence depuis les Etats-Unis, a expliqué qu'il avait parlé à ses avocats et qu'il prévoyait une poursuite contre le président du Congrès juif canadien, Bernie Farber, ainsi que le réseau de télévision CTV.

Le député britannique déplore des remarques qui ont été faites sur les ondes de CTV par M. Farber. Il n'a toutefois pas détaillé les commentaires du président du Congrès juif, mais il a indiqué à la foule venue l'écouter qu'il se battrait pour défendre sa réputation.

M. Galloway a affirmé qu'à moins de recevoir des excuses et de se faire rembourser les frais administratifs, il intentera un procès.

«Je n'accepterai pas d'être désigné des noms par lesquels j'ai été désigné par M. Farber à la télévision nationale canadienne», a soutenu le député.

A moins qu'ils n'acceptent ses conditions, «M. Farber, et CTV, vous nous verrez devant les tribunaux», a lancé M. Galloway. «Je ne suis pas un terroriste», a ajouté le député, qui devait à l'origine s'arrêter dans trois villes canadiennes, dont Montréal, avant de ne se faire refuser l'entrée au pays.

Le gouvernement canadien a banni M. Galloway du pays, soutenant qu'il a violé certaines dispositions de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, qui interdit de se «livrer au terrorisme».

Le gouvernement reproche à M. Galloway l'envoi d'un convoi d'aide humanitaire dans la région de la bande de Gaza, lors du conflit en Israël en décembre dernier, de même que le versement d'un montant de 45 000 $ au gouvernement dirigé par le Hamas. Le parti politique du Hamas est considéré comme une organisation terroriste par le gouvernement et ses activités sont interdites au Canada.

M. Galloway soutient en revanche qu'il a simplement livré de l'aide aux populations dans le besoin, notamment un camion incendie et de l'équipement de pêche.

Le député a également souligné qu'il n'avait jamais de sa vie donné son appui au Hamas et qu'il avait plutôt toujours préféré son ennemi juré politique, le Fatah, qui est un parti plus modéré. Mais il a d'autre part défendu le droit démocratique des Palestiniens à se choisir un gouvernement.

Les avocats de M. Galloway ont déjà laissé savoir qu'ils considéraient la possibilité d'intenter une poursuite pour diffamation contre le gouvernement canadien, pour avoir étiqueté leur client comme étant un «terroriste».

M. Galloway s'est toutefois vengé, lors de son discours jeudi, en qualifiant à son tour le gouvernement fédéral de quelques noms.

Le député a traité les conservateurs de Stephen Harper de néo-conservateurs, immobiles, lèche-bottes-de-George-W. Bush, alliés du gouvernement de droite d'Israël.

 




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