(Ottawa) Le gouvernement Trudeau veut déclarer persona non grata les Russes et les Biélorusses qui font l’objet de sanctions financières au Canada.

Publié le 17 mai
Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

Le calendrier législatif étant déjà chargé du côté de la Chambre des communes, on a décidé de confier au représentant du gouvernement au Sénat, Marc Gold, le mandat de déposer un projet de loi visant à garantir que les ressortissants étrangers faisant l’objet de sanctions soient « inadmissibles au Canada ».

Il a présenté mardi après-midi à la Chambre haute cette mesure législative que le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, parrainera à son tour aux Communes, une fois le processus législatif bouclé au Sénat du Canada.

En vertu du projet de loi S-8, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pourrait refuser l’entrée ou expulser toute personne faisant l’objet de sanctions ainsi que tout membre de la famille qui l’accompagne. On donnerait aussi le pouvoir au ministère de l’Immigration de refuser des visas à ces gens.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février dernier, le gouvernement canadien a sanctionné plus de 1000 individus russes et biélorusses. Parmi eux figurent le président de la Russie, Vladimir Poutine, deux de ses filles, ainsi que plusieurs membres de son entourage et des oligarques.

« Nous continuerons d’épuiser toutes les options pour maintenir la liberté et la démocratie, punir la Russie et soutenir l’Ukraine », a déclaré le ministre Mendicino par voie de communiqué.