(Québec) La taxe santé que le gouvernement Legault a abandonnée aurait touché « moins de 300 000 » des 550 000 non-vaccinés et son effet incitatif sur la vaccination aurait été « mitigé », estime le ministre des Finances, Eric Girard.

Publié le 2 février
Tommy Chouinard
Tommy Chouinard La Presse

Lors d’une brève mêlée de presse mercredi, il a nié que le recul du gouvernement s’explique par des difficultés liées à l’application de cette mesure.

« C’était complexe à mettre en place, mais on avait trouvé une voie de passage » et le projet de loi était « prêt », a soutenu le ministre chargé de piloter ce dossier. Son cabinet soutient qu’un avis juridique avait été obtenu démontrant que cette taxe n’aurait pas contrevenu à la loi canadienne sur la santé dans la mesure où l’on ne leur demande pas de payer pour obtenir des soins et que l’on n’entrave pas l’accès aux services de santé.

Le ministre Girard a affirmé que le gouvernement voulait exempter les personnes vulnérables et à faible revenu parmi les quelque 550 000 non-vaccinés. Résultat : « moins de 300 000 personnes auraient été visées », a-t-il précisé.

« Ça faisait une mesure dont l’application était somme toute limitée. Le nombre de personnes qui auraient été touchées par cette contribution était limité lorsque l’on tient compte des exclusions. Et le bénéfice, le nombre de personnes qui auraient été incités à se faire vacciner, lorsque l’on soupesait le pour et le contre, était mitigé. »

Cette taxe aurait été modulée selon le revenu – d’un minimum de 100 $ à 200 $ jusqu’à un maximum de 800 $ à 1000 $.