(Québec) Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, dit appuyer les camionneurs et autres protestataires rassemblés à Ottawa pour exiger la fin des restrictions sanitaires.

Mis à jour le 31 janvier
Caroline Plante La Presse Canadienne

En point de presse à l’Assemblée nationale lundi – à la veille de la rentrée parlementaire – M. Duhaime a dit qu’il soutenait plusieurs de leurs revendications.

Il a applaudi les camionneurs pour avoir fait « ce que d’autres auraient dû faire bien avant », notamment les regroupements de gens d’affaires, les tribunaux et les défenseurs des droits civiques, selon lui.

« Si les camionneurs sont rendus dans la rue aujourd’hui, […] c’est parce qu’on a des remparts dans notre démocratie qui devaient défendre […] nos droits […] qui ont lamentablement échoué », a-t-il déclaré.

« Il y a très peu de gens qui se sont levés par rapport à la dérive que le Québec a subie depuis deux ans. »

Éric Duhaime a toutefois condamné la profanation du Monument commémoratif de guerre du Canada, où des manifestants ont dansé sur la tombe du Soldat inconnu, en fin de semaine.

S’il y a eu quelques débordements, « des cas isolés », selon lui, il « félicite » les gens d’avoir exercé leur « droit fondamental » de manifester de manière « somme toute » pacifique.

Confusion autour de la troisième dose

M. Duhaime avait convoqué la presse, lundi, pour réclamer des éclaircissements concernant l’administration de la troisième dose du vaccin à ceux ayant contracté la COVID-19.

Il a rappelé que le ministre de la Santé, Christian Dubé, a recommandé à ces personnes d’aller chercher leur troisième dose tout de suite après la disparition de leurs symptômes.

Or, sur le site web du gouvernement, il est aussi recommandé d’attendre au moins huit semaines, a-t-il souligné, disant avoir lui-même contracté le coronavirus durant le temps des Fêtes.

Qui plus est, le Comité d’immunisation du Québec (CIQ) indique maintenant qu’il est « peu utile » d’administrer une troisième dose aux personnes chez qui la maladie a été confirmée par un test mené en laboratoire.

Le comité, qui rassemble plus d’une dizaine de scientifiques indépendants, recommande plutôt d’« attendre l’arrivée de nouveaux vaccins offrant une gamme de protection étendue ».

« On est des centaines de milliers de Québécois qui attendons une réponse claire, a martelé le chef conservateur. Le gouvernement est en train de perdre la confiance de la population avec ses messages contradictoires. »

Le parti d’Éric Duhaime compte aussi talonner le gouvernement au cours des prochaines semaines sur la taxe santé, à laquelle il s’oppose « vigoureusement », et sur le passeport vaccinal, qu’il veut voir aboli.

« Il y a un déficit démocratique présentement à l’Assemblée nationale du Québec. Puis nous, en tant que conservateurs, on est ici pour combler ce déficit-là. »