(Québec) Le Parti québécois (PQ) réclame un plan d’action global pour la santé mentale des jeunes, s’inquiétant particulièrement des effets dévastateurs que peuvent avoir sur eux les confinements répétés depuis le début de la pandémie.

Publié le 24 janvier
Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, présentera mardi un plan d’action interministériel en santé mentale. La députée péquiste Méganne Perry Mélançon presse son vis-à-vis au gouvernement d’aborder particulièrement les enjeux liés à la jeunesse, qui « souffre de la crise sanitaire ». Elle demande aussi un rehaussement de 460 millions de dollars par année pour le financement de la mission des organismes communautaires autonomes.

La question de la santé mentale des jeunes sera également abordée jeudi et vendredi lors du caucus d’avant-session parlementaire du parti, qui se déroulera à l’Assemblée nationale. À l’instar du Parti libéral et de Québec solidaire, le PQ demande également à Québec de mettre en place un service de psychothérapie accessible et universel, par l’entremise de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Mme Perry Mélançon souhaite également que le gouvernement dépose une stratégie afin d’attirer des psychologues dans le réseau public.

Selon la Coalition des psychologues du réseau public québécois, « il faudra recruter 895 psychologues d’ici 2023, ce qui représente le tiers de l’effectif actuel ». L’organisme estime que « ces estimations, qui datent d’avant la pandémie, permettraient de compenser les départs à la retraite et l’exode des psychologues qui choisissent d’exercer au privé ».

Accès aux sports

Le Parti québécois réclame à nouveau que les programmes éducatifs à vocation sportive soient gratuits et accessibles dans les écoles publiques. Mme Perry Mélançon s’inquiète des coûts parfois importants qui sont demandés aux parents pour que leurs enfants fréquentent ces programmes, alors que les jeunes vivent depuis le début de la pandémie un « désengagement » face à leur sport.

« Des jeunes ont complètement décroché de leurs sports. Ça sera difficile à long terme de les raccrocher, mais il faut miser là-dessus », estime Mme Perry Mélançon, pour qui la refondation du système de santé que promet le gouvernement doit s’articuler autour de la prévention et des saines habitudes de vie.

Sur le plan politique, la députée de Gaspé affirme que son parti n’a pas dit son dernier mot, même si le dernier sondage Léger publié par les médias de Québecor indiquait la semaine dernière que le PQ ferme la marche des intentions de vote, à égalité avec le Parti conservateur d’Éric Duhaime.

« On ne se fera pas de cachette, cette année sera importante et on vous réserve un plan très important pour l’avenir des Québécois », affirme Mégane Perry Mélançon.

« Il y a une élection qui s’en vient, mais surtout une relance économique et sociale qui devra être proposée par le gouvernement et par tous les partis politiques. Il va falloir qu’on parle énormément de santé », dit-elle.