(Ottawa) La sénatrice conservatrice évincée du caucus pour avoir contesté le leadership d’Erin O’Toole estime que le rapport attendu sur la défaite électorale du parti doit absolument aborder les erreurs de campagne les plus graves, y compris les défauts du chef.

Publié le 21 janvier
Stephanie Taylor La Presse Canadienne

La sénatrice de la Saskatchewan Denise Batters s’est vu montrer la porte du caucus conservateur national, l’année dernière, après avoir lancé une pétition auprès des membres du parti afin que les instances tiennent un vote de confiance plus tôt que ce que prévoient les statuts et règlements.

Les dirigeants du parti ont jugé ce processus invalide, mais des inquiétudes subsistent au sein du caucus, et chez des militants, sur la capacité de M. O’Toole à diriger les conservateurs.

Certains tenants de la « droite sociale » dénoncent ses revirements pendant la campagne électorale sur des enjeux liés au contrôle des armes à feu et au droit de conscience des professionnels de la santé — des questions importantes pour de nombreux militants conservateurs.

Après la défaite électorale des conservateurs en septembre dernier, M. O’Toole a fait appel à l’ancien député James Cumming pour se pencher sur la campagne. Les conclusions de ce « post mortem » doivent être présentées au caucus jeudi prochain.

La sénatrice Batters dit qu’elle n’a pas été invitée à participer à cet examen, même si elle soutient que d’autres participants ont suggéré à M. Cumming de lui parler. M. Cumming ne se souvient pas de ces suggestions, mais il assure qu’il a parlé à plus de 400 personnes et qu’il n’a refusé aucune demande.

Dans une déclaration, la sénatrice Batters soutient qu’elle a entendu dire que le rapport de M. Cumming « semblait se concentrer sur les problèmes de logistique et d’opération, plutôt que sur ce que de nombreux participants ont considéré comme les problèmes les plus importants : le chef, sa plate-forme et ses nombreuses volte-face pendant la campagne ».

Un porte-parole du parti a réitéré cette semaine que le rapport Cumming ne serait pas rendu public. Ses conclusions seront divulguées aux membres du caucus et aux instances du parti.