(Ottawa) La cheffe des verts Annamie Paul demande à son parti et au premier ministre de lui donner « l’espace pour unifier » le parti avant une assemblée générale qui pourrait servir de référendum sur son leadership.

La Presse Canadienne

Les dirigeants du parti ont demandé à Mme Paul de se réconcilier publiquement avec le député vert Paul Manly – et de rejeter les remarques d’un ancien conseiller sur l’antisémitisme – sans quoi ils entameront un processus qui pourrait déclencher un examen de son leadership lorsque les membres de la base se réuniront en août.

Mme Paul voit également une menace du côté des libéraux, qui ont participé à ce qu’elle appelle des « ententes louches en coulisses » et à un stratagème pour convaincre la députée du Nouveau-Brunswick Jenica Atwin de joindre leurs rangs.

Mme Atwin a traversé le parquet pour se joindre aux libéraux la semaine dernière, laissant aux verts deux sièges à la Chambre des communes, dont celui détenu par l’ancienne cheffe du parti, Elizabeth May.

Mme Paul estime que le premier ministre Justin Trudeau a nui aux objectifs féministes des verts, et lui demande maintenant de « reculer ».

La tourmente qui secoue actuellement les verts est liée à des querelles sur les points de vue sur le conflit israélo-palestinien, ainsi qu’à des luttes plus larges pour le pouvoir et l’autorité au sein du parti.