(Québec) L’Assemblée nationale parle d’une seule voix : il est temps pour le Québec d’avoir son « émoji », et ce, « dans les plus brefs délais ».

Hugo Pilon-Larose
Hugo Pilon-Larose La Presse

Cette unanimité parlementaire s’est exprimée mercredi à la période de questions sous l’impulsion d’une motion sans préavis mise de l’avant par le Parti québécois.

Ainsi, les parlementaires ont adopté une motion pour que le Parlement québécois « reconnaisse l’importance pour le Québec d’avoir son identité visuelle distincte dans toutes les facettes du cyberespace » et « donne le mandat au gouvernement d’effectuer dans les plus brefs délais une demande auprès du consortium Unicode […] d’ajouter le drapeau québécois à la banque d’émojis ».

Le texte de la motion a été adopté sans débat.

Égalité face aux Nations

Plus tôt en matinée, sur une note qu’il a lui-même qualifiée de « plus légère », le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon a expliqué ce qui motivait sa formation politique à déposer une telle motion au Salon bleu.

« C’est très anormal que l’Écosse, plusieurs autres nations qui ne sont pas des pays aient leur drapeau dans les plateformes numériques, mais pas le Québec », a-t-il déploré.

« On va écrire des lettres, de manière à mettre de la pression pour que le Québec ait le même droit que plusieurs autres nations à travers le monde, le droit d’être fier puis d’afficher cette fierté-là sur les médias sociaux », a-t-il ajouté.

Les « émojis », ou ce qu’on appelle également au Québec les émoticônes, ont été créés au Japon dans les années 90. Ils sont depuis utilisés fréquemment dans les communications numériques, notamment sur les réseaux sociaux et les textos.