(Québec) Le Parti libéral du Québec a annoncé lundi avoir retiré au député Pierre Arcand ses titres de porte-parole pour la Métropole et en matière de transports.

Gabriel Béland Gabriel Béland
La Presse

Le député de Mont-Royal–Outremont est donc expulsé du « cabinet fantôme », même s’il continue de siéger sous les couleurs libérales à l’Assemblée nationale.

La cheffe libérale Dominique Anglade avait critiqué la semaine dernière la décision de M. Arcand de passer les Fêtes à la Barbade. Elle l’avait qualifiée d’« erreur de jugement » en entrevue au 98,5 FM. Rappelons que le gouvernement fédéral déconseille aux Canadiens de voyager à l’étranger en pleine pandémie.

Mme Anglade lui avait enjoint de rentrer au pays, ce que M. Arcand a fait depuis.

À la Coalition avenir Québec (CAQ), le député de Saint-Jérôme Youri Chassin a voyagé durant les Fêtes au Pérou pour visiter son mari qu’il n’avait pas vu depuis près d’un an. En entrevue à La Presse Canadienne, il a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un voyage d’agrément, puisqu’il ne sort pratiquement pas du lieu de résidence de son mari.

D’autres élus perdent leurs fonctions

Pierre Arcand est le plus récent élu à perdre des fonctions après un voyage à l’étranger. Niki Ashton a perdu son poste dans le cabinet fantôme du Nouveau Parti démocratique (NPD) en fin de semaine, elle qui s’était rendue en Grèce pour visiter sa grand-mère malade.

En Ontario, le ministre des Finances, Rod Phillips, a dû démissionner puisqu’il s’était rendu à la mi-décembre à Saint-Barthélemy, dans les Caraïbes. Or, ses comptes de réseaux sociaux continuaient de publier des messages comme s’il était au pays.

Ce « scandale des voyages » a pris une ampleur inégalée en Alberta. Là-bas, au moins neuf acteurs importants du gouvernement conservateur de Jason Kenney ont voyagé à l’étranger en décembre.

Jason Kenney n’a émis aucune sanction contre eux pour l’instant, ce qui a fait pousser les hauts cris. Une chronique du Calgary Herald notait lundi que « les critiques ont explosé des quatre coins de la politique albertaine, de la gauche, du centre et de manière encore plus dangereuse du coin droit, celui de Jason Kenney ».