(Ottawa) À l’aube de la nouvelle année, les engagements du gouvernement dans le discours du Trône, dévoilés quelques semaines plus tôt, faisaient la une des journaux et galvanisaient les législateurs fédéraux.

Jim Bronskill
La Presse canadienne

Puis, la plus importante crise sanitaire de l’histoire moderne est arrivée.

Les mesures du gouvernement Trudeau sur le contrôle des armes à feu, les lois encadrant l’aide à mourir et les efforts pour renouer les liens avec les communautés autochtones ont été reléguées aux oubliettes, du moins jusqu’à présent, afin de lutter sans relâche contre la pandémie de COVID-19.

Même le budget fédéral, un incontournable du calendrier parlementaire hivernal, a été remis pour une période indéterminée au moment où le virus monopolise le temps et les ressources du gouvernement.

Le mandat minoritaire obtenu par le Parti libéral du Canada lors des élections de l’automne dernier est un point de départ, et non une finalité, a déclaré le gouvernement libéral réélu lors de son discours du Trône en décembre, lu par la gouverneure générale Julie Payette.

Et maintenant, il semble que toute idée novatrice qui aimerait faire son chemin devra faire la queue.