(Québec) Le Parti québécois (PQ) réclame un débat d’urgence à l’Assemblée nationale pour discuter des façons de dénouer la crise ferroviaire qui affecte durement l’économie québécoise.

Caroline Plante
La Presse canadienne

Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, a fait valoir jeudi que tous les partis représentés à l’Assemblée nationale ont quelque chose à dire sur cette crise et que, selon lui, le premier ministre François Legault ne parle pas au nom de tous les Québécois.

La veille, M. Legault avait déclaré que pour mettre un terme à cette situation qualifiée d’intenable, il fallait désormais envisager une intervention policière à très court terme, en ajoutant être déjà en discussion à ce propos avec la direction de la Sûreté du Québec (SQ).

Jeudi, le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, a jugé la demande du PQ recevable. Selon lui, le sujet relève de la compétence de l’Assemblée, est d’une importance particulière et ne peut être débattu autrement.

Dans sa demande, le PQ a affirmé craindre notamment que la crise n’entraîne une pénurie de denrées alimentaires.

La crise ferroviaire fera donc l’objet d’un débat de deux heures à l’Assemblée, qui s’apprête à faire relâche pendant deux semaines à compter de jeudi soir.