L’ancienne leader intérimaire conservatrice Rona Ambrose ne s’inquiète pas de l’absence de candidatures en provenance de l’Ouest dans la course à la direction de la formation.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Celle sur qui plusieurs – dont le premier ministre albertain Jason Kenney – exerçaient des pressions afin qu’elle se brigue la succession d’Andrew Scheer a plaidé mardi que les idées devaient primer sur des considérations d’ordre géographique.

« Ce qui importe, c’est de répondre aux préoccupations de nos membres », a déclaré l’Albertaine en marge du dépôt d’un projet de loi dont elle est à l’origine, et qui vise à exiger de futurs qu’ils suivent des formations en matière d’agressions sexuelles.

« Je vous donne comme exemple quelqu’un comme Maxime Bernier ou Andrew Scheer, qui avaient des appuis un peu partout au pays. Maxime est du Québec et Andrew est de l’Ontario. Alors non, je ne pense pas que [la région d’origine] importe », a-t-elle plaidé.

L’ancienne ministre n’a pas voulu dire si elle appuyait l’un ou l’autre des candidats à la direction. Invitée – en français – à dire si le futur chef devait être bilingue, elle a lâché « oui, on voit » avant de revenir à la langue de Shakespeare.

Elle n’a pas voulu commenter la qualité du français de son ancien collègue de cabinet, Peter MacKay, qui a éprouvé des difficultés à s’exprimer dans la langue officielle lors du lancement de sa campagne.

« Je ne suis pas ici pour parler de cela. J’ai confiance que notre parti choisira la meilleure personne », a-t-elle tranché.

La députée albertaine Michelle Rempel Garner a déploré l’espace qu’occupent l’Ontario, le Québec et la question du bilinguisme dans cette course naissante au leadership. Elle estime que la voix de l’Ouest est ignorée sur la scène fédérale.

Pour l’heure, les plus sérieux prétendants au trône conservateur sont originaires de l’Est du Canada : Peter MacKay est de la Nouvelle-Écosse, Erin O’Toole et Marylin Gladu sont de l’Ontario. Tous s’expriment laborieusement dans la langue de Molière.

Le choix du prochain chef se fera le 27 juin prochain.