(Québec) La course à la direction du Parti québécois prend forme alors que deux nouveaux candidats s’installent sur la ligne de départ.  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Après le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui a officialisé sa candidature à la fin de l’année 2019, voilà que Paul St-Pierre Plamondon se lance officiellement dans l’aventure. L’information, d’abord publiée par Le Devoir, a été confirmée samedi par La Presse.  

Des sources proches du candidat affirment que l’avocat et auteur du rapport « Oser repenser le PQ » lancera sa campagne le 28 janvier au Lion d’Or, à Montréal. Il expliquera alors en détail sa stratégie « sans ambiguïté » pour réaliser la souveraineté du Québec. En novembre dernier, au congrès de refondation du parti à Trois-Rivières, M. St-Pierre Plamondon avait affirmé que le PQ était le « détroit de Magellan » de la gauche et de la droite. Aspirant-chef, il voudra refaire du parti une coalition politique au profit de l’indépendance.    

Mais M. St-Pierre Plamondon n’est pas le seul à s’activer. La Presse a appris que l’historien Frédéric Bastien avait officiellement inscrit le 13 janvier dernier son nom comme candidat dans la course auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).  

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE FRÉDÉRIC BASTIEN

L'historien Frédéric Bastien

Contacté par La Presse, M. Bastien a affirmé samedi que son représentant financier, Carlo Calvi, avait entrepris cette démarche. Il affirme toutefois que cette inscription, tout comme le fait qu’il a déjà un représentant financier, n’est pas un signe que sa décision finale est prise.  

Une course à plusieurs candidats 

Parmi les autres noms qui circulent, l’humoriste Guy Nantel et l’avocat Stéphane Handfield ont signalé à ce jour leur intérêt. Leur décision n’est toutefois pas prise. Les deux hommes attendent entre autres que les règles de la course soient déterminées par la conférence de coordination du parti le 1er février prochain. L’ex-députée Agnès Maltais agira ensuite comme présidente d’élection et déterminera notamment les dates des deux débats.  

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

L’humoriste Guy Nantel

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE STÉPHANE HANDFIELD

Stéphane Handfield

Plus tôt ce mois-ci, La Presse a révélé que les aspirants-chefs devront récolter 2000 signatures provenant de neuf régions administratives et d’au moins 50 circonscriptions, entre autres. Selon nos informations, le droit d’entrée dans la course serait de 25 000 $, soit 10 000 $ lors de la prise du bulletin de candidature, qui se ferait au plus tôt le 2 mars prochain, et 15 000 $ lors du dépôt de bulletin de candidature, au plus tard le 9 avril. L’élection du prochain chef devrait aussi être ouverte aux « sympathisants », des non-membres qui débourseront 5 $ pour voter, entre autres.  

Vendredi, trois militantes influentes du parti, l’ex-présidente de l’Assemblée nationale Louise Harel, l’ex-présidente du parti, Gabrielle Lemieux et l’actuelle présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois, Frédérique St-Jean, ont également uni leurs voix pour inciter des femmes à se lancer dans la course. À ce stade-ci, les candidats potentiels qui ont manifesté leur intérêt sont tous des hommes.