(Québec) Au moment où l’on souligne le 25e anniversaire du référendum de 1995, Dominique Anglade affirme « qu’il reste encore quelque chose d’inachevé dans la place que le Québec doit occuper au sein du Canada ». La cheffe libérale estime que le gouvernement québécois doit revendiquer notamment « sa souveraineté culturelle ».

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

La cheffe de l’opposition officielle, qui a pris la plume pour marquer cet anniversaire, indique croire « fermement, que le Québec est maître de son avenir, dans un Canada où chacun doit pouvoir trouver la place qui lui revient ». Dans une lettre, elle dit « revendiquer une place distincte pour le Québec au sein de la fédération ».

« Le Québec ne doit pas renoncer à ses demandes légitimes, ou laisser le pouvoir fédéral prendre une expansion sans limites », poursuit celle qui avait 21 ans à l’époque. Elle avait milité pour le camp libéral.

La cheffe libérale rappelle que « le verdict aussi serré » de 1995 « nous obligeait à poursuivre la réflexion ».

Selon Mme Anglade, le Québec continuer doit porter « plusieurs revendications » à Ottawa.

Elle note celle « d’encadrer le pouvoir fédéral de dépenser » en respectant les champs de compétence du Québec, incluant « des transferts inconditionnels en santé » et de soumettre les entreprises de juridiction fédérale œuvrant en sol québécois à la loi 101. Dominique Anglade réclame la « souveraineté culturelle » et davantage de pouvoirs pour que le Québec « occupe pleinement sa place » au niveau international en matière d’environnement.

« Un quart de siècle plus tard, le temps a fait son œuvre. Si la souveraineté n’a plus la faveur populaire, la place du Québec dans le Canada doit encore faire l’objet de discussions et de revendications. Le Québec a continué d’avancer, mais un certain malaise subsiste. Faut-il le rappeler, nous n’avons toujours pas signé la Constitution canadienne », écrit-elle.

Dans sa lettre, elle souligne par ailleurs que « certains progrès [ont] été accomplis » depuis l’échec de l’accord du lac Meech et de Charlottetown, comme la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes et des pouvoirs accrus en matière d’immigration.