Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, affirme que l’Alberta a eu une meilleure réponse à la pandémie de COVID-19 que le gouvernement fédéral.

Publié le 24 oct. 2020
La Presse Canadienne

En prenant la parole par vidéoconférence lors de l’assemblée générale annuelle du Parti conservateur uni de l’Alberta, M. O’Toole a soutenu que les libéraux de Justin Trudeau ont été « en retard et confus » face à la crise.

Ottawa n’a pas agi promptement pour fermer la frontière, pour assurer un approvisionnement en équipement de protection individuelle et pour voir à la mise en place des services de dépistage rapide, a-t-il illustré.

Lorsque le premier ministre parle de « reconstruire en mieux », il est en fait question d’abandonner les travailleurs des secteurs de l’énergie, de la foresterie, de l’acier et de l’automobile, a mis en garde le chef de l’opposition officielle.

Le premier ministre albertain, Jason Kenney, a pour sa part su prendre les choses en main, selon M. O’Toole, qui a cité en exemple le déploiement des tests de dépistage dans la province de l’Ouest.

L’Alberta a encore une fois franchi la barre des 400 nouvelles infections par jour cette semaine, en hausse marquée par rapport aux quelque 150 cas rapportés sur une base quotidienne il y a un mois.

Tandis que le Québec, l’Ontario et le Manitoba ont resserré certaines de leurs mesures sanitaires, M. Kenney dit privilégier la responsabilisation individuelle pour éviter d’infliger d’autres fermetures à l’économie fragile de l’Alberta.

La médecin hygiéniste en chef, la docteure Deena Hinshaw, prévient toutefois que la province se trouve en « zone dangereuse » avec l’augmentation des admissions à l’hôpital et aux soins intensifs.