(Ottawa) Le chef conservateur Erin O’Toole dit inviter ses députés à être hypervigilants afin d’éviter de ramener la COVID-19 dans leur circonscription.

Stephanie Levitz
La Presse Canadienne

Il ne compte pas les empêcher de se rendre dans une clinique privée, comme il l’a lui-même fait après des heures d’attente dans un centre de dépistage public.

M. O’Toole approche la fin de son isolement après avoir été déclaré positif à la COVID-19 la semaine dernière.

Il avait d’abord tenté de se faire tester dans un site public, mais après plusieurs heures en file, mercredi dernier, on lui a fait faire demi-tour.

Le bureau de santé publique destiné aux députés l’a redirigé vers une autre clinique et il s’y est rendu le lendemain sans réaliser qu’il s’agissait d’un établissement entièrement privé mis en place à l’intention des élus, rapporte-t-il.

Les infections sont à la hausse à Ottawa au moment même où le Parlement reprend ses activités quasi normales pour la première fois depuis des mois.

À son retour aux Communes, la semaine prochaine, M. O’Toole compte exhorter les libéraux à accélérer l’approbation des tests de dépistage rapides afin que plus personne ne soit refoulé.

Des dizaines de députés sont de retour sur la colline et bon nombre d’entre eux multiplient les allées et venues dans leur circonscription, où la propagation du virus demeure minime.

Bien que tous les partis aient convenu d’une approche hybride qui permet aux députés d’assister aux travaux en personne ou de s’y joindre à distance, les conservateurs ont toujours insisté sur la nécessité d’une présence physique aux Communes.

M. O’Toole dit ne pas avoir changé d’avis même s’il a lui-même contracté la maladie. Si les écoles peuvent rouvrir, le Parlement aussi, dit-il.