(Ottawa) Le président de la Chambre des communes affirme qu’il expulsera Jody Wilson-Raybould du bureau qu’elle occupe actuellement si elle ne le quitte pas d’elle-même.

La Presse canadienne

« Évidemment, nous avons un processus en place, il y a une tradition en place, a déclaré le président de la Chambre des communes Anthony Rota à CBC dans une entrevue diffusée vendredi. Éventuellement, oui, si elle ne le fait pas (déménager), ce sera quelqu’un de mon bureau qui devra appliquer les règles pour que le Parlement puisse fonctionner. »

Mme Wilson-Raybould, qui est maintenant députée indépendante, soutient qu’elle a travaillé avec les responsables de la Chambre pour résoudre le problème au sujet des locaux de la Colline du Parlement qu’elle a occupée lorsqu’elle était ministre en 2018.

Elle affirme avoir compris qu’elle continuerait d’occuper les mêmes quartiers à la suite de sa prestation de serment comme députée au début du mois et qu’un aîné algonquin a béni les lieux.

Wilson-Raybould affirme qu’elle a appris deux jours plus tard qu’elle devra déménager.

La députée de Vancouver dit qu’elle a eu des discussions depuis ce temps et que ce n’est que jeudi qu’elle n’a pas reçu une liste de bureaux disponibles.

« Mon intérêt est uniquement de servir les gens qui m’ont élu et de travailler avec les députés de tous les partis sur les questions importantes de politique publique auxquelles notre pays est confronté et ceci est une distraction », a déclaré Mme Wilson-Raybould dans un communiqué.

« En tant que (députée) indépendante, j’essayais de clarifier les choses — étant donné qu’il n’y a pas de règles écrites et compte tenu des messages confus que je recevais au sujet du bureau. »

Elle a indiqué vendredi que le président de la Chambre n’a pas communiqué directement avec elle.

M. Rota a précisé à CBC que le délai est flexible.