(Regina) L’ancien premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, dit que, bien qu’il ne souhaite pas se porter lui-même candidat à la direction du Parti conservateur, il connaît quelqu’un qui devrait le faire.

Stephanie Taylor
La Presse canadienne

M. Wall a expliqué vendredi qu’il était honoré que des gens pensent à lui pour prendre les rênes du parti, mais qu’il en a fini avec la vie politique et qu’il apprécie son temps dans le secteur privé.

Il a toutefois ajouté qu’il pourrait éventuellement s’impliquer si le bon candidat se manifestait. Et à ce stade, il souhaite que Rona Ambrose se lance dans la course.

Son nom est l’un de ceux évoqués dans les cercles conservateurs comme possible remplaçante d’Andrew Scheer. Ce dernier a annoncé jeudi qu’il démissionnerait une fois que son successeur serait choisi.

PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Rona Ambrose

Brad Wall souligne que Rona Ambrose a déjà de l’expérience en matière d’unification d’un caucus, elle qui a déjà assumé les fonctions de chef par intérim du parti après le départ de l’ancien premier ministre Stephen Harper.

M. Wall estime qu’elle saurait ramener l’attention du parti sur les enjeux économiques plutôt que sur le conservatisme social.

Mme Ambrose a récemment souligné qu’elle était « fière » d’être devenue la première dirigeante conservatrice à prendre part à une marche de la fierté gaie. « Il est temps d’aller de l’avant ensemble et de montrer à TOUTES les familles que nous les soutenons », a-t-elle écrit sur Twitter.

Tout au long des élections fédérales, M. Scheer avait été criblé de questions au sujet de sa position sur le mariage homosexuel et l’avortement.

« C’est à ce moment que je me suis dit que le parti ne pourrait peut-être jamais retrouver sa force — c’est-à-dire les enjeux économiques — sous le leadership d’Andrew », indique Brad Wall.

L’ex-premier ministre de la Saskatchewan tient aussi à souligner que Mme Ambrose, venant elle-même de l’Alberta, pourrait donner une voix aux électeurs frustrés de l’Ouest canadien.

Même si certains conservateurs estiment que, contrairement à MM. Scheer et Harper, le prochain chef ne devrait pas être originaire de l’Ouest, Brad Wall ne partage cet avis. Il soulève la possibilité qu’un parti fédéral séparatiste pro- « Wexit » voit le jour.

« Ça devrait être quelque part sur la liste que le nouveau chef doit avoir la capacité de comprendre ce qui se passe dans l’Ouest, le sentiment d’aliénation là-bas, et de rassembler ces gens, et aussi de limiter la capacité d’un éventuel nouveau parti de nuire aux chances des conservateurs dans la prochaine élection. »