(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau est visiblement malchanceux en ce qui a trait aux avions.

La Presse canadienne

M. Trudeau a été contraint lundi d’utiliser un avion de rechange pour l’emmener au sommet de l’OTAN à Londres, car l’avion à réaction du premier ministre avait été endommagé dans un hangar le mois dernier. Mais après l’atterrissage à Londres, l’Aviation royale canadienne a découvert un problème avec l’un des moteurs de l’appareil de rechange, lors d’une inspection de routine. Selon l’armée de l’air, le CC-150 Polaris fait maintenant l’objet d’une réparation et il est temporairement hors service.

Pour ramener à Ottawa M. Trudeau, son entourage et les médias qui l’accompagnent, l’armée de l’air a donc commandé un autre CC-150 Polaris — qui se trouvait alors, heureux hasard, en Italie avec la gouverneure générale, Julie Payette, elle-même en tournée européenne. Il faudra maintenant trouver un autre avion afin de rapatrier Mme Payette à temps pour la lecture du discours du Trône, jeudi, en ouverture de la nouvelle session du Parlement.

La déveine avec le transport aérien avait également poursuivi M. Trudeau lors de la campagne électorale cet automne. Au tout premier jour de la campagne, l’avion affrété par les libéraux avait été mis hors service lorsque l’autocar des médias avait frotté le dessous d’une aile, sur le tarmac. Les libéraux ont rapidement trouvé un avion de rechange, mais ils ont alors été critiqués pour avoir affrété deux avions — un pour M. Trudeau, ses collaborateurs et les médias, et l’autre pour la marchandise —, alors qu’ils prêchaient la réduction des gaz à effet de serre.

Le premier ministre canadien voyage habituellement dans un avion CC-150 Polaris, équipé pour transporter des personnalités. Autrefois surnommé « le Taj Mahal volant » par Jean Chrétien, alors dans l’opposition, l’appareil a maintenant 32 ans et connaît son lot d’ennuis mécaniques. En octobre, il avait heurté un mur alors qu’il était remorqué dans un hangar de la 8e Escadre à la base aérienne de Trenton, en Ontario, subissant « d’importants dommages structurels au nez et au capot moteur droit », selon l’armée de l’air.

Au cours de son premier mandat, M. Trudeau avait aussi connu des ennuis avec l’avion officiel. Son arrivée en Inde l’année dernière avait été retardée à cause d’un pépin mécanique lors d’une escale de ravitaillement en carburant à Rome. En octobre 2016, alors que M. Trudeau était en route vers la Belgique pour signer l’accord de libre-échange Canada-Europe, l’avion avait dû rentrer à Ottawa après 30 minutes de vol, à cause d’un problème de volet sur l’aile.

On estime que les avions disponibles pour transporter le premier ministre et la gouverneure générale devraient prendre leur retraite en 2026. Le gouvernement étudie actuellement l’éventualité de les remplacer, comment et à quel coût.