(Québec) Le ministre des Transports, François Bonnardel, juge « immensément préoccupant et inquiétant » qu’un grand nombre d’automobilistes ne s’arrêtent pas devant le signal d’arrêt d’un autobus scolaire. Il ouvre la porte à sanctionner plus sévèrement cette infraction, qui est déjà parmi les plus lourdement punies.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

La Presse a publié un reportage mercredi démontrant des infractions à répétition au Code de la sécurité routière liées au transport d’écoliers.

« Il y a un civisme manquant, il y a une désobéissance que je ne comprends pas », a réagi François Bonnardel, juste avant une réunion du conseil des ministres. « C’est inconcevable pour moi de voir qu’il y a une désobéissance majeure d’une grande portion des automobilistes qui veulent sauver une ou deux minutes… C’est inacceptable. Il faut se poser des questions. On va y travailler parce que, pour moi, c’est immensément préoccupant et inquiétant. »

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Transports, François Bonnardel.

Il faudra redoubler les efforts en prévention, « c’est indéniable » selon lui. Le ministre évoque d’autres avenues. « On va-tu demander aux policiers de suivre les autobus scolaires dans les prochains mois ? Je n’en suis pas là. Mais il faut trouver un moyen : prévention, plus sévère peut-être dans le Code de la sécurité routière ».

Il rappelle que le Code prévoit neuf points d’inaptitude au dossier du conducteur pris en défaut. « S’il faut changer encore une fois le Code de la sécurité routière et être doublement, triplement plus sévère dans le futur, il va peut-être falloir le faire », a-t-il signalé.

Le ministre a également signalé qu’un comité du gouvernement fédéral doit remettre son rapport pour améliorer la sécurité des écoliers qui vont à l’école en autobus. Il pourrait y avoir ajout de ceintures de sécurité et installation de caméras pour éliminer des angles morts des conducteurs. Dans ce dernier cas, l’objectif serait de leur permettre d’assurer la sécurité des élèves qui doivent traverser la rue, qui se dirigent donc dans le sens opposé à la sortie de l’autobus.