(Québec) Le gouvernement Legault n’exclut pas d’avoir recours au bâillon afin d’adopter avant la fin de la session parlementaire le projet de loi 34 sur les tarifs d’électricité.  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le premier ministre François Legault a rappelé mercredi que ce projet de loi, déposé en juin dernier par le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, prévoit un gel des tarifs d’électricité dès le 1er janvier 2020.  

« Je pense qu’on est rendu à plus de 100 heures en commission parlementaire. Les libéraux ont pas mal dit tout ce qu’ils avaient à dire », a dit M. Legault, ajoutant que « si on veut que le gel s’applique à partir du 1er janvier, il faut qu’il soit adopté avant le 1er janvier. »

Or, le temps presse, alors que la session parlementaire tire à sa fin. Le calendrier des travaux de l’Assemblée nationale prévoit que le parlement cesse de siéger après une dernière journée de travaux à Québec, vendredi. Le gouvernement pourra-t-il adopter son projet de loi 34 avant de partir pour la période des Fêtes ?

« J’ai encore espoir, je suis un gars optimiste », a déclaré François Legault mercredi, précisant toutefois qu’il n’avait rien de prévu à l’agenda samedi. Les députés pourraient donc être appelés en chambre pour voter sous bâillon le projet de loi 34 ce week-end.  

« Les libéraux font de l’obstruction systématique. On a calculé, quand on prend tous les projets de loi, qu’on passe 43 % plus de temps en commission [parlementaire] sur chaque projet de loi que ce qu’on faisait quand les libéraux étaient au pouvoir », a dit le premier ministre.

« Un moment donné, je pense que les libéraux l’ont vu lundi dans Jean-Talon. Ils doivent respecter le choix qui a été fait par les Québécois et arrêter de penser que c’est eux qui sont au pouvoir », a-t-il ajouté.