(Québec) François Legault reconnaît que « beaucoup de policiers souffrent de problèmes de santé mentale » et veut s’assurer que ce soit « facile pour eux d’avoir accès à de l’aide ».  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le premier ministre a réagi mercredi au reportage de La Presse qui s’est entretenue avec les syndicats et associations professionnelles qui représentent tous les policiers du Québec. Alors que la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, déposera dans les prochaines semaines un livre vert sur la police, un constat brutal s’impose : les policiers sont brûlés. À la Sûreté du Québec (SQ) seulement, 21 policiers se sont suicidés depuis 10 ans.  

« [La question de la santé mentale], c’est un incontournable. […] Beaucoup de policiers souffrent de problèmes de santé mentale, et il faut les aider. Il faut que ça soit facile pour eux d’avoir accès à de l’aide », a dit M. Legault.  

« La vie des policiers est [aussi] plus difficile qu’avant. On a beaucoup de citoyens qui ont des problèmes de santé mentale eux-mêmes, et donc, quand les policiers doivent intervenir, ce n’est vraiment pas facile », a-t-il poursuivi.  

Les présidents d’associations policières ont plaidé à La Presse que « le système est en train de craquer ». Ils demandent plus de ressources en intervention sociale sur le terrain pour les épauler dans leur travail, entre autres.  

« On a très hâte de voir le livre vert. Pour moi, c’est un grand mystère. On se demande qui elle a consulté jusqu’ici pour le rédiger. […] On voit à quel point il y a de la détresse chez les policiers. On voit qu’il y a, dans la région de Montréal, de plus en plus d’enjeux en termes de santé mentale et [que les policiers] ne sont pas équipés pour y répondre », a déploré Pierre Arcand, chef par intérim du Parti libéral.  

En tout temps, si vous avez besoin d’aide, et ce, partout au Québec, composez le 1-866-APPELLE (277-3553) pour joindre la Ligne de prévention du suicide.