(Québec) Le gouvernement Legault présentera sous peu un plan pour attirer davantage de grands événements sportifs, culturels ou politiques internationaux au Québec.

Patrice Bergeron
La Presse canadienne

La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, en fera l’annonce dans les prochaines semaines. Québec entend aussi quadrupler son budget pour attirer des organisations et événements, de 300 000 $ à 1,2 million.

Selon les informations obtenues par La Presse canadienne jeudi, le gouvernement annoncera sous peu ses cinq priorités du Québec à l’international.

Le gouvernement pourrait donc déposer la candidature du Québec à l’obtention de forums internationaux ou des sommets s’ils correspondent à ces priorités.

Il n’a pas été possible d’obtenir la liste des cinq priorités, que la ministre dévoilera lorsqu’elle fera part de sa nouvelle « vision » des relations internationales.

Cependant, selon une source proche du dossier, en vertu des nouvelles priorités, le Québec pourrait par exemple déposer sa candidature pour obtenir une COP, c’est-à-dire un grand sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, ou encore de grands championnats internationaux de sport.

Rappelons que le gouvernement Legault a néanmoins refusé à deux reprises de proposer la candidature du Québec pour accueillir la COP24, l’an dernier, et la COP25, cette année, malgré l’insistance des partis d’opposition. De même, le gouvernement caquiste a refusé d’accueillir les Jeux de la Francophonie de 2021.

Dans un discours qu’elle doit présenter jeudi soir à Montréal, Mme Girault devrait aborder sommairement sa politique à venir pour l’accueil des organisations et d’événements internationaux.

Il existe déjà une politique d’accueil des organisations internationales qui date de 1988, mais qui doit être mise à jour donc, pour qu’on y ajoute entre autres les événements.

En outre, cette politique est assortie du Fonds de développement international de Montréal (FODIM), une enveloppe de 900 000 $ qui sert à attirer des organisations internationales, et qui est financée à parts égales par le Québec, Montréal et le fédéral. Ce sont donc des montants accordés aux organisations internationales installées ici.

« Avec 900 000 $, on ne va pas loin », a commenté notre interlocuteur, sous le couvert de l’anonymat. Québec souhaite donc non seulement augmenter sa part à 1,2 million, mais aussi convaincre Montréal et le fédéral d’augmenter d’autant leur mise. Mme Girault devait d’ailleurs rencontrer la ministre fédérale Mélanie Joly à ce sujet.

Le fonds pourrait donc passer à 3,6 millions « pour être capable d’accueillir de nouvelles organisations internationales », dit-on.

La ministre Nadine Girault fait valoir que la présence de ces organisations internationales génère des retombées importantes, qui équivalent à sept fois le financement public accordé.