(Trois-Rivières) Alors que l’exécutif national du Parti québécois (PQ) mènera une réflexion au cours des prochains mois sur l’éventualité de changer le nom du parti, les députés péquistes se positionnent fortement afin de le préserver.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Harold LeBel, député de Rimouski, défend que le nom Parti québécois évoque quelque chose de clair au sein de la population.

« Le nom Parti québécois, ça fait partie de notre histoire. Les gens savent c’est quoi. […] Ça porte un idéal, celui de la souveraineté. C’est clair pour tout le monde [alors] non, on ne change pas de nom », a-t-il dit dimanche en marge de la dernière journée du congrès de refondation du parti, à Trois-Rivières.

« Le branding, ce n’est pas ça qui doit nous animer en priorité », a également affirmé Pascal Bérubé, chef par intérim du PQ.

En mêlée de presse, en matinée, Dieudonné Ella Oyono, le nouveau président élu du parti, a rappelé que l’exécutif mènera des consultations pour évaluer l’image de marque du PQ. Le nom changera-t-il ? Personnellement, il ne le souhaite pas, a-t-il dit. Mais la réflexion n’est pas évacuée, alors que certains pourraient se pencher, entre autres, sur le logo.

« Il y aura des changements, c’est ce que je peux vous dire », a-t-il dit.

Un prochain chef élu ?

Le prochain chef du Parti québécois, qui sera choisi d’ici l’été, doit-il siéger à l’Assemblée nationale ? Les opinions divergent, alors que trois noms circulent en marge du congrès de refondation : Sylvain Gaudreault (député de Jonquière), Paul Saint-Pierre Plamondon (avocat, non élu) et Frédéric Bastien (historien, non élu).

« On préfère toujours que le chef ait l’attention médiatique qui vient avec l’idée d’être parlementaire et de siéger à l’Assemblée nationale. Mais si les militants décidaient de choisir [un chef non élu], il faudrait qu’il le soit rapidement », a dit Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine.

Harold LeBel croit pour sa part qu’il n’est pas primordial d’avoir un chef élu. Quand Jacques Parizeau a été à la direction du parti, se souvient-il, c’est le député Guy Chevrette qui assumait l’intérim au parlement.

Paul Saint-Pierre Plamondon – qui a réitéré que sa décision de se présenter ou non à la direction du PQ n’était pas prise – croit qu’être élu n’est pas une condition nécessaire pour devenir le prochain chef.

« Je pense qu’on peut être non élu et être très actif sur le terrain », a-t-il plaidé.