Le gouvernement canadien poursuit ses efforts afin de vite ratifier le nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique — une démarche qui ne devrait pas être entravée par la procédure de destitution visant Donald Trump.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Ainsi, le premier ministre Justin Trudeau et sa ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, recevront ce mercredi à Ottawa Richard Neal, président du très puissant comité des voies et moyens de la Chambre des représentants des États-Unis.

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Richard Neal, président du comité des voies et moyens de la Chambre des représentants des États-Unis

La ministre fédérale de l’Emploi, Patty Hajdu, doit participer à la rencontre pour tenter de s’assurer que les mesures visant l’amélioration des conditions de travail au Mexique soient exécutoires dans l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Le traité n’a été ratifié qu’au Mexique. Ici, un projet de loi a été déposé aux Communes avant la fin de la législature — il est donc mort au feuilleton avec le déclenchement des élections et devra être de nouveau présenté.

Du côté des États-Unis, il est en suspens. Les démocrates, qui détiennent la majorité à la Chambre des représentants, contrôlent l’ordre du jour. Mais à Ottawa, une source bien au fait du dossier prédit que la ratification pourrait survenir avant Noël.

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a soutenu la semaine dernière que la procédure de destitution de Donald Trump ne ralentirait pas le processus de ratification de cette entente qui a été signée en novembre 2018.