(Ottawa) Elizabeth May passe de la parole aux actes et tire sa révérence en tant que leader du Parti vert du Canada.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

« À compter d’aujourd’hui, je ne suis plus la cheffe du Parti vert du Canada », a-t-elle annoncé lundi à l’issue de la rencontre de son caucus parlementaire à Ottawa.

« J’attendais de trouver un moment où nous avions remporté du succès avant de quitter », a-t-elle ajouté au micro sous le regard de son mari, John Kidder.

Sous la houlette de Mme May, le Parti vert a fait élire un nombre record de trois députés et obtenu un score de 6,5 % il y a deux semaines, du jamais-vu.

Celle qui tient les rênes de la formation depuis environ 13 ans demeurera députée et occupera le poste de leader parlementaire à la Chambre des communes.

Les membres de la formation éliront la personne qui lui succédera en octobre prochain.

L’intérim à la direction sera assuré par Jo-Ann Roberts, une ancienne journaliste qui avait tenté de se faire élire à Halifax au scrutin du 21 octobre.

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE

Elizabeth May et Jo-Ann Roberts (à droite)

Le Parti vert a exprimé sur Twitter « amour » et « gratitude » envers Elizabeth May, qui en a inspiré « des millions » et transformé le mouvement en une redoutable force politique.

La leader avait exprimé à quelques reprises son intention de passer le flambeau. Elle l’avait notamment fait la semaine dernière en entrevue avec La Presse.

« Ça fait 13 ans que je suis à la tête du parti. Nous avons besoin d’un plan de succession », disait-elle alors.

Le chef adjoint du Parti vert et candidat malheureux dans Outremont, Daniel Green, a catégoriquement écarté l’idée de se présenter comme candidat à sa succession. 

« Pas. Du. Tout. », a-t-il tranché lorsque La Presse lui a posé la question.