(Québec) Le gouvernement Legault mise sur la collaboration des partis d’opposition pour adopter d’ici jeudi le projet de loi libéralisant l’industrie du taxi, mais n’exclut pas d’avoir recours au bâillon si nécessaire.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

En mêlée de presse, mardi, François Legault a affirmé que « quand ça fait 70 heures qu’on débat d’un projet de loi en commission parlementaire, je pense [qu’on a dit] ce qu’il y avait à dire ».

Questionné à plusieurs reprises s’il pouvait recourir au bâillon pour faire adopter sa loi avant la fin de la semaine, le premier ministre a répété qu’il souhaitait surtout la collaboration des oppositions et que ceux-ci pouvaient « toujours voter contre » le projet de loi.

Le gouvernement souhaite adopter le projet de loi cette semaine alors que le projet pilote permettant à Uber d’opérer légalement au Québec prend fin lundi.

« On tombe dans un vide juridique [si on n’adopte pas le projet de loi]. Il faut donc qu’il soit adopté », a dit M. Legault.

Lundi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé de nouvelles mesures à coût nul pour répondre à certaines demandes de l’industrie du taxi, en colère depuis plusieurs mois contre son projet de loi normalisant la présence d’Uber au Québec.

Québec a entre autres proposé d’amender son projet de loi afin de devancer le paiement d’une redevance temporaire de 0,90 $ par course qui doit servir à dédommager les personnes ayant acheté un permis de taxi, bientôt aboli. Selon le scénario initial, cette redevance d’une totalité maximale de 270 millions devait se faire sur une période de cinq à six ans. Un paiement serait désormais fait « dans les prochains mois », a-t-on expliqué lundi.